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« C’est de l’acharnement parce que je viens d’une famille de gitans. Je ne pouvais pas être à deux endroits en même temps ! » Voici les derniers mots prononcés en guise de défense par Soufiane, 26 ans, à la barre du tribunal ce lundi. Mais la présidente Wirz ne se laissera pas émouvoir, pas plus qu’elle n’a semblé accorder du crédit au récit du prévenu tout au long de l’examen de son dossier.
Le 30 juin 2011, alors que toute sa famille faisait l’objet d’une surveillance pour une autre affaire, une patrouille de 5 policiers dans un fourgon passe au ralenti au niveau du véhicule de Soufiane, arrêtée dans une file de voiture à Longvic. Le chef de groupe le reconnaît et le jeune, bien conscient que la police n’est pas forcément bien disposée à son égard – ou peut-être a-t-il quelque chose à se reprocher comme le soupçonne les policiers ? –, entame une course folle jusqu’à son domicile, au bout de l’avenue de Chicago. Roulant à une vitesse excessive, grillant un feu rouge, allant même jusqu’à emprunter une file à contre sens, puis à grimper sur un trottoir au risque de renverser un passant, l’individu finit sa course dans le mur du jardin familial. Il s’extirpe de la voiture, en prenant soin de récupérer un sac et se réfugie à l’intérieur.
Mais dans ses auditions, comme à la barre, il maintient qu’il n’y est pour rien, qu’on l’a confondu avec son frère. Son avocate apportera même une photo de la fratrie pour montrer leur ressemblance.
Mais le policier est formel. Cité à comparaître, il réitère ses accusations sous serment. C’est bien Soufiane qui était au volant, et ceci malgré la déposition de sa petite amie qui affirme qu’il était venu la chercher à son travail à la même heure, 17 heures.
Soufiane Da Cruz a été condamné à 3 mois de prison, 200 € d’amende et 3 mois de suspension de son permis de conduire.
Le Bien Public

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