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D. appartient à cette catégorie de délinquants qui exaspère la police. Voleur multirécidiviste, cet Algérien, sans profession ni papiers, vit de petits larcins depuis des années. Or, la Suisse peine souvent à renvoyer ce genre de «petites frappes», faute d’accord de réadmission ratifié avec leur pays d’origine.

Voleur multirécidiviste, cet Algérien, sans profession ni papiers, vit de petits larcins depuis des années.

En attente d’une solution politique, la justice a visiblement décidé, de son côté, de serrer la vis: à la fin du mois dernier, les juges ont infligé à ce détenu de 40 ans une peine de deux ans de prison ferme pour quelques dizaines de francs volés. Selon l’accusation de la première procureure, l’homme, condamné à une dizaine de reprises, avait pourtant assuré, par le passé, qu’il comptait rentrer sagement dans son pays.

L’homme a déjà été condamné à une dizaine de reprises

Lors de l’audience tenue devant le Tribunal de police (TP), le plaignant n’a pas osé faire le déplacement. Agé de 88 ans, il peine à se remettre du brigandage subi sous ses fenêtres le 17 mars dernier. Ce jour-là, le retraité part faire des courses dans le quartier. De retour au pied de son immeuble de l’avenue Wendt, il ne réalise pas qu’il est suivi de près. D. rentre dans le hall avec lui et le bouscule dans l’escalier. L’aîné chute lourdement. Le voleur n’a plus qu’à lui prendre son porte-monnaie contenant peu d’argent et quelques documents personnels.
Trente-sept jours d’hôpital

des témoins ont assisté à la scène et rattrapent le suspect. Ce dernier logeait au foyer de requérants d’asile

Heureusement, des témoins ont assisté à la scène et rattrapent le suspect. Ce dernier, qui logeait à Vernier au foyer de requérants d’asile des Tattes, est interpellé. Il conteste l’usage de la violence envers la victime. Qu’à cela ne tienne, il est conduit aussitôt au poste de police, puis à Champ-Dollon. Dans l’attente d’un nouveau procès.
Le vieil homme, blessé à l’épaule droite et au dos, passe trente-sept jours à l’hôpital. Quatre mois après les faits, la justice convoque le détenu. Le Tribunal de police reproche également à D., qui dit vivre en Suisse depuis 2002, d’avoir donné une fausse identité aux enquêteurs. Par cette astuce, qui n’a pas pris, l’homme, défendu par Me Gilbert Deschamps, comptait dissimuler son lourd passé judiciaire.

Grâce à une fausse identité, il percevait des prestations d’assistance au titre d’aide d’urgence

Et l’acte d’accusation du Ministère public de relever que D. a perçu, grâce à cette fausse identité, des prestations d’assistance au titre d’aide d’urgence. Le tribunal l’a en outre condamné pour séjour illégal, soit pour violation à la Loi fédérale sur les étrangers.
Source
Merci chris3818919

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