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Stupéfiante désinvolture que celle de Cecilia Malmström, la commissaire européenne aux affaires intérieures, parlant de l’immigration. Dans un entretien publié dans Le Monde daté de ce mercredi, ce haut responsable, qui a à cogérer l’espace Schengen, aligne toutes les platitudes que l’on croyait révolues sur la “chance” que représenterait pour l’Europe toujours plus d’arrivées étrangères.
“L’immigration sera nécessaire étant donné notamment l’évolution de la démographie dans la plupart de nos pays”, explique-t-elle notamment, en demandant de “s’élever au-dessus des contingences nationales”. “Les milieux académiques considèrent d‘ailleurs que ce que je dis est parfaitement banal”.  Bien que la commissaire reconnaisse l’” échec”  de l’intégration et la “réalité” de la ghettoïsation, elle en rend seuls responsables les politiques, coupables  de n’avoir pas “agi avec suffisamment de vigueur”.  Elle estime que “l’immigration est d’ailleurs souvent un thème plus important pour les milieux politiques que pour les électeurs”.
L’argumentaire technocratique, productif et comptable de Cecilia Malmström, persuadée que les citoyens européens pensent comme elle, exprime parfaitement l’aveuglement des élites face au multiculturalisme. Celui-ci est pourtant en train de bouleverser les équilibres identitaires et d’attiser les tensions au coeur de la plupart des nations ouvertes. Elle ne fait aucune référence aux notions de civilisations,  de cultures, de peuples, de langues, de préservation des acquis historiques. 

En fait, l’Europe est vue par elle comme un immense hôtel, un hall d’aéroport où chacun aurait sa place en fonction de sa seule utilité technique, économique, reproductrice. (…)

Le Figaro

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