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Un grand gaillard de 20 ans, une balafre sur la joue. Il se lève et se jette dans les bras de sa mère, qui se trouve à la barre des témoins. Elle n’est venue le voir qu’une seule fois depuis qu’il se trouve en prison. Son père, aucune. Ils sont très fâchés. Ils ont l’impression de tout faire pour lui. En vain.
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«Quand il était petit, il faisait beaucoup de bêtises, explique cette dame. Maintenant, il a grandi. Lorsqu’il se trouve à la maison, c’est le plus calme et le plus respectueux de mes enfants. Je ne comprends pas ce qui se passe au dehors. Je lui donne toujours de l’argent de poche; je ne sais pas pourquoi il veut toujours plus.»

Elle demande aux membres du Tribunal correctionnel de lui donner une chance, de se montrer cléments avec ses «bêtises».

La juge Gavin: «Oui, mais, Madame, des bêtises, c’est voler de la confiture. Ici, c’est un peu plus que des bêtises.» Il s’agit de cinq braquages plus précisément, commis entre le 25 mai et le 26 août 2011. La Pharmacie des Sports, la Coop de l’avenue de Châtelaine, la Pharmacie de Vieusseux, la Coop de l’avenue d’Aïre, le Denner du centre Planète Charmilles. Une véritable déferlante estivale qui a pris fin avec l’arrestation de la bande composée de majeurs et de mineurs. Ce sont les trois jeunes adultes qui comparaissaient hier.

Derrière, sur le banc, quatorze plaignants. La vie de la plupart d’entre eux a été littéralement brisée par ces agressions. Des pharmaciennes, des employées qui se lèvent à l’aube pour se rendre à leur travail (…)

La tribune de Genève

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