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Les réceptions dans ce club privé sont plutôt connues pour leur caractère très chic et bien élevé. Mais samedi soir, les Pyramides, au Port-Marly, ont été le théâtre d’un inhabituel déchaînement de violence qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre en pleine nuit.
Tout avait pourtant bien commencé lors de cette soirée privée baptisée « The Summer Break », qui promettait sur son site Internet « une semaine de vacances réunie en une seule soirée », avec jacuzzi, gogo danseuses et surtout alcool à volonté, moyennant une entrée à 35 €, dans une salle pouvant accueillir jusqu’à 1000 personnes.
« C’est un jeune homme qui a organisé la soirée, apparemment un novice. Il a semble-t-il sous-évalué le stock d’alcool et le nombre de personnes nécessaires au service de sécurité », indique une source policière.
Les violences se sont poursuivies sur le parking

Informés de la tenue de cette soirée par les réseaux sociaux, au moins 200 resquilleurs sont en effet entrés sans payer, et, vers 1 heure, l’alcool a commencé à manquer. Des rixes ont alors éclaté et des violences ont été commises.

« Des canapés et des fauteuils ont été lacérés au couteau, un pan de mur a été arraché », indique un employé du club, qui a dû, hier matin, ranger la salle et nettoyer les dégâts, dont le montant n’a pas encore été évalué. « Des véhicules ont aussi été vandalisés », ajoute l’employé, en montrant le scooter d’un voisin resté sur le parking. Une trentaine de vols ont aussi été signalés au vestiaire.
Prévenue par un vigile,

la police a mobilisé de nombreux agents et dépêché 19 véhicules sur place.

Toute la salle a été évacuée peu après 1 heure, mais les violences se sont poursuivies sur le parking. Les forces de l’ordre ont été victimes de jets de projectiles, et ont finalement dispersé la foule de jeunes éméchés et mécontents à coups de grenades lacrymogènes. Trois jeunes étaient hier soir encore en garde à vue.

L’un des organisateurs, sous couvert d’anonymat, rejetait hier la faute sur les treize agents de sécurité. «Ils n’ont pas fait leur boulot. Après une bagarre, ils se sont mis à l’écart. Ils ont laissé entrer la moitié des gens sans payer.

Il y a eu des vols dans les caisses et dans le stock de bouteilles.Nous sommes mis en cause, mais nous sommes aussi victimes, cette affaire va nous coûter 20 000 €…»

Le Parisien

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