Fdesouche

Son histoire avec le Sénégal est une idylle. Laurence Gavron, née il y a 57 ans  en France, vit au Sénégal depuis 2002 et a acquis la nationalité sénégalaise en 2008. Investi sur la liste nationale du Mouvement Tekki, elle brigue un poste de député à l’Assemblée nationale. Si elle est élu, ce sera une première. Même si le pays a eu deux premières dames d’ethnie Toubab, pour reprendre l’expression de l’une d’elle Viviane Wade, il n’y a jamais eu de femme Toubab députée au Sénégal. Jean Colin a, par contre, été le premier occidental naturalisé sénégalais à entrer à l’Hémicycle.
http://img844.imageshack.us/img844/8830/68870770.jpg
Célèbre dans les milieux culturels sénégalais de par sa double casquette de cinéaste et d’écrivain, Laurence déclare à l’Agence France presse que son investiture est « une sorte d’engagement » pour le Sénégal, « un pays qui m’a beaucoup inspirée, qui m’a beaucoup donné ».
« La première fois que j’ai posé mon pied sur la terre sénégalaise, c’était il y a 25 ans. Je suis tombée amoureuse de ce pays », poursuit cette juive, qui a été mariée à un Sénégalais. Elle parle couramment le wolof, se « débrouille » en peul, deux des langues majoritaire au Sénégal.
Sur sa sensibilité politique, l’auteur du roman Boy Dakar déclare:

« J’ai toujours une sensibilité de gauche. Je suis incapable de voter à droite, c’est quelque chose que je n’ai jamais fait. Mon investiture sur les listes du mouvement Tekki est un prolongement de mon travail sur la Culture sénégalaise et de mes prises de position dans mes livres. Cela s’est fait presque par hasard. J’avais de la sympathie pour Mamadou Lamine Diallo qui m’a été présenté par un ami commun. Je lui ai dit que j’allais voter pour lui et avec la loi sur la parité, je lui ai dit que j’étais prête à le soutenir et à m’engager à ses côtés. C’est ainsi que j’étais été investie sur les liste »

Une fois élue député, Laurence Gavron, compte défendre la politique culturelle, la promotion des langues nationales, la lutte contre « toutes les injustices, les choses affreuses faites au nom parfois de la religion ou de la tradition (…): excisions, mariages forcés avec les petites filles, exploitation d’enfants ». (…)
Slate Afrique

Fdesouche sur les réseaux sociaux