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Selon le recensement de 2010, il y a plus de 50 millions d’hispaniques aux Etats-Unis, soit 16% de la population. Cette communauté constitue donc un vivier considérable d’électeurs pour Barack Obama et Mitt Romney qui vient de remporter la primaire républicaine au Texas. La première minorité américaine, en plein boom démographique depuis quinze ans, peut faire basculer le scrutin dans plusieurs états déterminants et au plan national.

En quinze ans leur nombre a progressé de 43%, contre seulement 1% pour la population blanche non-hispanique. Leurs rangs augmentent du fait de l’immigration et d’une forte natalité. Un hispanique sur trois a moins de 18 ans. C’est une communauté jeune. En 2050, ils pourraient être 130 millions soit 30% de la population d’alors.
La moitié des hispaniques réside dans trois Etats : la Californie, le Texas et la Floride. Là ils représentent entre 20% et 33% de l’électorat. Les autres Etats à forte présence hispanique sont le Nouveau Mexique (42% de l’électorat), l’Arizona, le Nevada, le Colorado, New York ou le New Jersey.
Récemment toutefois on les a vus apparaître dans des Etats, où ils n’étaient pas jusqu’à présent. En Caroline du Nord, par exemple, leurs rangs ont progressé de 110% en 10 ans. En 2008 Obama avait remporté cet état avec moins de quinze mille voix d’avance. Depuis, le nombre d’hispaniques inscrits sur les listes électorales a doublé, de 68 000 à 130 000. Ils peuvent à eux seuls faire la différence le 6 novembre prochain.
Traditionnellement les hispaniques votent plutôt démocrate. Six sur dix d’entre eux s’identifient à ce parti, et quatre au parti républicain. Issus d’une immigration récente, ils sont en général plus pauvres, moins éduqués et moins qualifiés que la moyenne des foyers américains. Le revenu moyen par foyer est de 30% inférieur à celui des foyers «blancs». Le taux de pauvreté est deux fois plus élevé. Quatre sur dix ne terminent pas leurs études secondaires, contre un sur dix chez les «blancs». Et plus d’un tiers n’ont pas d’assurance santé. Ils sont donc plus sensibles au discours « social » des démocrates. […] atlantico

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