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A l’UMP, la “droitisation” du discours de Nicolas Sarkozy depuis le score historique du Front national au premier tour de l’élection présidentielle (17,9%), doit rappeler des souvenirs à certains.
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Car si cette stratégie n’avait pas eu besoin d’être déployée en 2002 (configuration exceptionnelle avec Jean-Marie Le Pen au second tour) et en 2007 (le FN était redescendu à 10,4%), elle l’avait été pour la toute première fois en 1988, alors que François Mitterrand était donné largement favori et que Jean-Marie Le Pen avait frôlé la barre des 15% au premier tour.

Cette année-là, “la condamnation voire la stigmatisation du FN” constituait pourtant “le discours officiel des partis de droite”,

souligne Mathias Bernard dans La guerre des droites (éd. Odile Jacob, 2007). L’historien relève cependant un changement de ton dans l’entre-deux-tours. “Le 2 mai 1988, Charles Pasqua [ministre de l’Intérieur] s’adresse aux électeurs du FN – dans un entretien à Valeurs actuelles, un hebdomadaire qui rassemble lecteurs de droite et d’extrême-droite – en expliquant que ‘sur l’essentiel, le FN se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité’. Cette déclaration (…) est désavouée par certaines personnalités, telles que Charles Millon, Michel Noir et Claude Malhuret. Mais Jacques Chirac laisse faire.” (…)

Secrètement, dans un appartement proche de l’Elysée, Jacques Chirac s’entretiendra pourtant avec le candidat du Front national, pour lui demander son soutien.

Une rencontre révélée par Jean-Marie Le Pen au journaliste Eric Zemmour en 2002, d’abord niée par Jacques Chirac, avant d’être confirmée en 2007 par l’entremetteur, Charles Pasqua :Je lui ai demandé s’il souhaitait rencontrer Le Pen, il m’a dit oui, j’ai donc arrangé cette rencontre (…) Jacques Chirac était venu demander à  Le Pen son soutien pour le deuxième tour, Le Pen a donné un soutien très relatif.” (…)
FranceTV info

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