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Devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, 100.000 selon Jean-Francois Copé, place de la Concorde, Nicolas Sarkozy n’a pas lésiné sur les références historiques ce dimanche 15 avril : Malaparte, De Gaulle, Hugo, Péguy, Molière, Chateaubriand… Une armée des ombres convoquée pour convaincre à une semaine du premier tour la «majorité silencieuse», les indécis et ceux tentés par l’abstentionnisme. Une frange de l’opinion qui «tient le destin de la France entre ses mains» et le sien avant tout.

Défendre son identité, défendre sa civilisation, ce n’est pas honteux, c’est légitime.
Après ceux qui «ne sont pas engagés» politiquement, Nicolas Sarkozy s’adresse directement aux électeurs de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. «Je sais que beaucoup de nos compatriotes qui souffrent ont envie de crier leur souffrance, de crier leur colère en votant pour les extrêmes». «Des mensonges», leur dit-il, qui feront «plus mal que la vérité». La foule l’acclame. […] Mais ce nouveau modèle français est selon lui menacé par la faiblesse des frontières européennes. «Si les frontières extérieures de l’Europe ne sont pas protégées contre une immigration incontrôlée, contre les concurrences déloyales, contre les dumpings, il n’y aura pas de nouveau modèle français et il n’y aura plus de civilisation européenne.» Pour l’Europe, il souhaite ouvrir un nouveau débat sur le rôle de la BCE afin de soutenir la croissance. «Si l’Europe choisit la déflation, elle disparaîtra».[…] Pour cette France qu’il souhaite ouverte au monde, il revendique pourtant «le droit de choisir qui elle accepte sur son territoire» et de «défendre ses valeurs, sa culture et sa langue». […] Le Nouvel Obs

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