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«Nous sommes tous frères, tous parents et tous différents », énonce Jean-Marie Gustave Le Clézio. Assis en cercle autour de lui hier matin, les 23 élèves de la classe de CM 1-CM 2 de l’école du 20, rue Le Vau (XXe), écoutent presque religieusement leur invité. « Toute l’humanité est reliée par la même histoire, pas seulement par la culture, mais par ce lien familial, poursuit l’écrivain.

Qu’en penses-tu, Ayouba, toi qui viens de la Côte d’Ivoire, est-ce que tu n’apportes pas ce que tu sais de là-bas à tes camarades? » Agé d’une dizaine d’années, le garçonnet en short, acquiesce promptement : « Je suis d’accord avec vous. »

Mais, déjà, Cédric pose une autre question : « Vous nous avez dit que votre famille est de l’île Maurice. Mais pourquoi vous n’êtes pas métissé »? Pas déconcerté par tant de spontanéité, l’écrivain répond sans détour. « Mes ancêtres ont quitté la France il y a longtemps pour l’île Maurice. Ils ont choisi des femmes comme eux, C’est tout. Je ne suis pas métissé physiquement, mais par ma culture, oui. Tous les êtres humains sont métissés. Il n’y a pas un homme au monde qui ne soit pas né d’un mélange. » Face à cette vingtaine de petits Parisiens originaires des quatre coins de la planète, les phrases du Prix Nobel, qui s’est souvent présenté comme un « citoyen du monde », s’imposent comme une évidence. […]

Le Parisien

(merci à Kaos)

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