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Ils étaient très bien renseignés. Savaient que cet artisan-peintre installé à Maillane possédait un berger allemand et quittait son domicile tous les jours avant 9 heures du matin, laissant seule à la maison son épouse de 60 ans. Et parce qu’ils pensaient que le couple cachait des enveloppes d’argent liquide derrière les meubles, ils sont venus les surveiller pendant une dizaine de jours avant de se cacher, un matin dès 6 h 30, vêtus de sombre et cagoulés derrière les fourrés, en attendant que monsieur s’en aille.

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils sont passés à l’attaque : leur victime a entendu du bruit, est sortie dans son jardin pour tomber nez à nez avec ses voleurs. Elle a bien essayé de s’enfermer chez elle mais la porte a été défoncée à coups de pied et c’est là qu’a commencé pour elle un véritable calvaire. Tombée au sol, elle est emmenée dans la cuisine où elle dévoile quelques 600 euros cachés dans une soupière. Mais la somme ne suffit pas, les voleurs veulent lui faire dire où elle cache le magot.

L’un des deux lui permet de boire un verre d’eau en lui parlant de sa propre famille mais la situation dégénère rapidement : traînée au sol par les cheveux, la sexagénaire est jetée sur un lit où elle est attachée avant qu’un de ses agresseurs ne se frotte sur son dos dans un mouvement de va-et-vient plus qu’équivoque…

Parce qu’elle a eu l’idée de dire qu’elle était malade, les voleurs sont passés à d’autres formes de menaces : avec un fusil trouvé dans la maison pointé sur elle, puis en promettant de lui couper un doigt. “Comme dans un mauvais remake du Parrain”, lâchait maître Julie Francoz, hier devant le tribunal correctionnel de Tarascon qui jugeait son client pour vol aggravé et agression sexuelle.

Le problème, c’est que seul Taïb, 34 ans, comparaissait puisque c’est son ADN qui a été retrouvé dans la maison de la victime mais qu’il refuse de dénoncer, par peur selon lui. “Sauf que cela lui sert bien puisque cela lui permet de se dégager de ses responsabilités”, a souligné l’auditrice de justice qui portait les réquisitions du parquet sous l’oeil attentif de la substitut du procureur Gwenaelle Leflao. [Lire la suite]

La Provence

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