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Dimanche, ils ont sacrifié les moutons avec leur famille. À la maison, comme d’habitude. Inconcevable, pour Houari (1) et les siens d’aller les faire tuer à l’abattoir, quand bien même il se situe à quelques centaines de mètres du foyer. Ce n’est pas dans l’esprit de la fête…

« Il y a quelques années, j’en tuais une dizaine. Mais avec mes problèmes de santé, j’ai dû ralentir. J’en ai fait que cinq, cette fois », précise-t-il.

« Les enfants assistent au sacrifice, ils prennent des photos… » « Ils ne peuvent pas ne pas voir le sacrifice du mouton, renchérit sa femme. Il faut qu’ils puissent voir comment cela se déroule pour le reproduire par la suite. »

Rien de morbide là-dedans. Selon Houari, pratiquement tous les musulmans de son quartier célèbrent l’Aïd de cette manière.

(1) La pratique de l’abattage « à la maison » étant interdite, nous utilisons un prénom d’emprunt.

La Voix du Nord

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