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Cette maman de 45 ans a fait un choix : ses quatre filles, de 3à 16 ans, n’iront pas à l’école de la République. Ce qui est son choix le plus strict. Elle a décidé qu’elles recevraient une éducation par correspondance, complétée par ses soins. Ce qui est aussi, son droit. Et même si c’est pour des motifs religieux que Tebr Jebli a fait ce choix, en refusant que ses filles ôtent leur voile, c’est aussi son droit. Le souci qui a été évoqué hier, devant le tribunal correctionnel d’Avignon, c’est que l’enseignement dont ont bénéficié les fillettes “ne leur permet pas de devenir des citoyennes libres et épanouies”, a insisté la présidente, Mme Moulet. Bref, elles ont un niveau scolaire bien trop bas, ce qui a entraîné leurs parents Tebr et Mahjoub devant le tribunal, pour répondre du “refus d’inscrire un enfant dans un établissement d’enseignement, malgré une mise en demeure”, de l’inspection d’Académie.

Une “loi raciste”

Tout le problème est là : si on peut s’interroger sur la désocialisation d’enfants, dont l’aînée est devenue jeune fille, la question est leur niveau scolaire. Or, elles n’ont pas été scolarisées via un centre agréé (comme le Centre national d’enseignement à distance, Cned), mais un organisme belge. Et, visiblement, leur niveau “atteint à peine celui de CM1”, a précisé Mme Moulet. Plus grave, il semblerait que les enfants passent plus de temps devant “des séries américaines qu’à leur devoir”, dit encore l’instruction. Enfin, s’agissant de l’aînée, âgée de 16 ans et qui veut passer un CAP petite-enfance, elle n’a pas le brevet, n’est toujours pas inscrite et il n’est pas dit qu’elle aura le droit de garder le voile dans un centre de formation.

Les arguments n’ont pas semblé gêner les parents. Si Tebr, qui porte un long voile dégageant le visage, s’exprime peu, le père lui, a potassé la question : “Tout cela, c’est la faute de la loi de 2005, qui interdit aux filles de porter le voile à l’école. C’est une loi raciste”, [Lire la suite]

La Provence

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