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Le Kazakhstan a connu en 2011 l’activisme d’extrémistes religieux et “cessé d’être un îlot de stabilité religieuse en Asie centrale”. “En dix ans, 1 500 mosquées ont été construites, pour une raison simple : les jeunes tentent de donner du sens à leur vie à travers la religion, s’exposant à une répression des autorités, qui, pour peu qu’ils portent une barbe et un pantalon retroussé, les qualifient d’extrémistes”, explique Ninel Fokina, présidente du Comité Helsinki (rattaché à la Fédération internationale d’Helsinki pour les droits de l’homme) d’Almaty.

Au Turkménistan, où l’Etat contrôle la vie religieuse, hormis dans une petite région à la frontière avec l’Ouzbékistan, aucune structure politique islamiste n’a pris racine. “Même dans les régions les plus religieuses”, constate Oasis.

Le Kirghizistan connaît une “radicalisation religieuse” qui passe par plusieurs lignes de division. […]. Ensuite entre les musulmans de la vieille école et les jeunes ayant fait leurs études dans les écoles coraniques étrangères. Enfin, les versions arabe et turque de l’islam, s’affrontent pour“gagner les âmes de jeunes de moins de 15 ans”.

La lutte contre les organisations extrémistes et les centres d’enseignement religieux illégaux est le quotidien des forces de l’ordre du Tadjikistan, qui a connu une guerre civile entre laïques et islamistes de 1992 à 1997. Le pays compte dix-neuf écoles coraniques officielles et une université islamique, d’où sortent 400 théologiens chaque année. “N’est-ce un peu trop pour un pays de 7 millions d’habitants ?” questionne Oasis.

Des dizaines de membres des organisations islamistes Hizb ut-Tahrir, Mouvement islamique de l’Ouzbékistan, Salafia, Baïat et Jamaat Tablighi, militant pour un califat islamique en Asie centrale, sont arrêtés chaque année. Interdites dans les cinq pays , ces organisations gagnent en influence et recrutent. “Al-Qaida ne cache pas que le régime du président ouzbek, Islam Karimov, est son principal ennemi en Asie centrale”, écrit le site Centrasia.ru, qui note aussi “une influence croissante des talibans”, augurant “de secousses importantes pour l’Ouzbékistan”.

Courrier International/Oasis

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