Fdesouche

L’ergot est une arme redoutable pour le coq dans la basse-cour, mais quand ce coq est un homme blessé dans sa fierté et armé d’un « coupe-coupe » avec une lame de 45 cm, il est encore plus dangereux.

Hier, le coq jugé par le tribunal correctionnel de Périgueux était un Périgourdin de 50 ans, d’origine réunionnaise, agent de sécurité, qui, le 1er février 2009, a décidé de régler ses comptes avec le nouveau compagnon de son ex-épouse à la machette.

Décrit comme « impulsif, caractériel et jaloux », l’homme a présenté des explications confuses au tribunal. Se disant victime d’insultes racistes, il reconnaît avoir sorti son « coupe-coupe » pour riposter à un éventuel coup de son rival, qui aurait voulu se saisir d’un fil câblé.

Mais, du côté de la victime, absente à l’audience car encore traumatisée, la version n’est pas la même. Ce dimanche-là, le quinquagénaire s’est rendu au domicile de son ex. Sa fille lui a demandé de partir à deux reprises, car le nouveau compagnon de sa mère allait arriver. Connaissant l’impulsivité de l’homme, la jeune fille a contacté le nouvel ami de sa mère et lui a dit de ne pas venir. Mais sa route croise celle du prévenu, qui identifie sa voiture. Les deux véhicules finissent par s’arrêter et l’homme sort de sa voiture et porte quatre coups à la victime. Bilan : une plaie de 9 cm au visage causée par la machette et des blessures au coude. S’ensuivent une semaine d’hospitalisation et deux mois d’arrêt de travail.

Sud Ouest

Fdesouche sur les réseaux sociaux