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Les membres du Forum international de l’énergie, qui comprend aussi bien des pays producteurs de pétrole que des pays consommateurs, a tenu mardi une réunion d’urgence en Arabie saoudite sur fond de crise en Libye.

En gros, plus rien ne tient. Les événements des derniers jours, la chute qui guette le régime libyen et le spectre d’un effet domino ont fait en sorte qu’il est devenu à peu près impossible, disent maintenant des spécialistes du pétrole, de s’avancer sur la suite possible ou probable des choses. Après les mouvements de révolte en Égypte et à Bahreïn et l’effritement rapide du régime Khadafi, la journée d’hier a été marquée par une information du magazine Time selon laquelle le dirigeant serait en train d’ordonner le sabotage de certains pipelines en bordure de la Méditerranée.

Le facteur de risque général a augmenté de façon radicale », dit Don Coxe, ancien stratège pour la Banque de Montréal qui s’est toujours intéressé au pétrole et à ses variables géopolitiques. « Je travaille dans un secteur au sein duquel ceux qui ont survécu ont un certain talent pour évaluer le risque. Je vous le dis, je ne sais même plus comment calculer ce risque, et je ne connais personne qui peut le faire. »

Sur le terrain, les cours du pétrole brut continuent leur ascension. Dans le Globe and Mail hier, l’économiste David Rosenberg se risquait à dire que, si jamais un soulèvement frappait l’Arabie saoudite — ce que personne ne voit comme une certitude —, le baril de pétrole grimperait à 200 $.

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