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« Très peu de travaux ont été réalisés sur les métis » dit le sociologue Pap Ndiaye « La sociologie est très imprégnée de Bourdieu, avec une grille de lectures unique, la lutte des classes. Évoquer le facteur racial a longtemps été tabou. Pourtant, même si la race n’existe pas d’un point de vue scientifique, elle existe, hélas, d’un point de vue social. ». La République préfère ainsi parler de « métissage », joli mot fourre-tout, que de « métis ». Les bien-pensants parlent d’enfants issus de la diversité.

Deux ouvrages viennent de sortir sur la question métisse. Version pessimiste, voilà « Maudit Métis », du journaliste Bertrand Dicale, un témoignage sur le mal-être du métis, écartelé entre deux cultures. Et condamné, selon Dicale, à devenir à terme la victime expiatoire d’une société « de plus en plus obsédée par la pureté identitaire ». Version rose, voilà « La question métisse », de Fabrice Olivet, qui à partir du même constat, (« je suis noir et blanc, bref génétiquement situé dans le camp des victimes et des bourreaux »), rêve d’une République qui aurait inscrit le métissage dans son ADN.

Une France dont la bande son serait : «Je suis Métisse, un mélange de couleurs Oh oh »-, chanté par Yannick Noah et Disiz la Peste et le visage celui de la belle Noemie Lenoir (ou celui de l’égérie « bébé cadum », qui, en 2009, pour la première fois depuis sa création en 1924 , choisissait un enfant métis). Cette même France qui semble pourtant de plus en plus obsédée par les questions identitaires […]

Nouvel Obs

(Merci à Marcel)

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