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Depuis samedi, la chambre qu’il occupe à l’hôpital Henri-Duffaut à Avignon ne désempli pas. Sa famille est à son chevet, ses amis du quartier Monclar se succèdent également pour lui apporter leur soutien et des marques d’amitié qui font chaud au coeur d’Osama.

Vendredi soir vers 20 h, au moment de la violente attaque dont il a été la cible avec son ami Salahidine. Trois individus cagoulés et armés ont en effet surgi en direction de la 206 dans laquelle ils discutaient, rue François-Couperin. Deux d’entre eux se sont portés chacun au niveau des portières du véhicule. Osama était au volant, sa vitre ouverte.

Il m’a braqué avec un fusil au niveau du torse, le canon rentré dans la voiture, j’ai eu le réflexe de baisser l’arme vers les jambes, se souvient le jeune Avignonnais. Après je n’ai plus bougé. Si je l’avais fait, il m’aurait touché au dos ou à la tête et je serais mort… L’autre a cassé la vitre et a tiré sur mon ami, puis m’a visé. Je me suis retrouvé avec deux armes braquées sur moi.»

La Provence

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