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Moins d’1 % de Sub-Sahariens en France ?

Claudine Attias-Donfut, sociologue attachée au centre Edgar Morin, auteur avec François-Charles Wolff de « Le Destin des enfants d’immigrés » (Stock, 2009) était citée par les parties civiles dans le procès intenté à Eric Zemmour. Voici sa réponse à l’affirmation de Zemmour.

3% ou 4%, ce n’est pas « la plupart »

Sur un petit nombre de quartiers pauvres sélectionnés pour leur fort taux de délits et leur concentration notamment d’immigrés originaires des pays du Sahel et d’autres pays d’Afrique Sub-Saharienne, le sociologue [Hugues Lagrange] calcule une surreprésentation des adolescents délinquants de familles sahéliennes de trois à quatre fois plus forte que leur poids dans la population.

Ce taux est très surévalué, notamment parce qu’il porte sur un petit échantillon non représentatif. Même en supposant que ce taux soit valable sur l’ensemble de la population, cela donnerait un taux de délinquants d’origine africaine trois ou quatre fois plus important que la proportion des originaires d’Afrique sub-saharienne dans la population française, qui est de moins de 1%.

Dans cette hypothèse extrême, il y aurait donc entre 3% et 4% d’originaires d’Afrique parmi « les trafiquants », ce qui est bien loin de constituer « la plupart », ce qui veut dire plus de 50%. […]

C’est un fait, et c’est là une des conclusions majeures de ce travail, les enfants d’immigrés sont, dans leur très grande majorité, sur le chemin de la réussite sociale et par conséquent de l’intégration (et non de la délinquance). Et leur performance scolaire, en particulier, est quasiment indépendante du pays d’origine des parents. […]

Rue89

Relire : Rue89 : “Oui, les personnes noires et maghrébines sont sur-représentées dans les statistiques de la délinquance”

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