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Il est exaspéré, Olivier Barral, le propriétaire de la boulangerie L’épi gaulois, au Mas Carbonnel, et à deux doigts d’embaucher un vigile pour le mettre en faction devant sa porte. Un portier devant un commerce, à la façon d’une boîte de nuit, c’est déjà ce qu’a choisi de faire son voisin, le gérant de la supérette Ed.

Au bord du périphérique, à deux pas du commissariat central de la rue Pierre-Gamel, ce n’est pas d’un phénomène de grand banditisme qu’est victime le boulanger, mais plutôt d’actes à répétition. « Chaque jour de la semaine, entre midi et 13 h 30, des jeunes arrivent à trente ou quarante, entrent dans la boulangerie, insultent les vendeuses, se battent et volent. Certains attrapent du pain et le jettent sur les vendeuses, qui ne veulent plus travailler à cette heure-là », explique le jeune patron, qui possède d’autres boulangeries, notamment en région Paca, et n’est présent au Mas Carbonnel qu’un à deux jours par semaine. « Quand je suis là et que j’interviens, ces jeunes me provoquent en me disant “Vas-y pousse-moi, je suis mineur, on ne me fera rien”. Pour moi, le préjudice n’est pas la marchandise volée ou abîmée, mais ce que subissent mes salariées et le fait que cette ambiance affreuse fait fuire ma clientèle. »

Le Midi Libre

(Merci à Oceflo34)

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