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Le Service correctionnel du Canada (SCC) a engagé une gardienne de prison musulmane. Elle portera un hijab spécialement adapté aux dangers liés à l’institution. Il s’agit d’une première dans l’histoire du SCC. La nouvelle recrue en est à la deuxième semaine de sa formation de neuf semaines en Ontario. Elle travaillera dans un pénitencier fédéral pour hommes. Elle pourra porter des gants et des manches longues afin d’éviter les contacts peau à peau avec les détenus, conformément à ses pratiques religieuses. Toutefois, si les circonstances l’exigent, elle peut être tenue de les enlever.

Ça nous a demandé quelques recherches afin que ses besoins religieux et culturels soient respectés, mais sans que ça nuise à la sécurité de l’institution et du personnel», a dit le porte-parole du SCC Graham Andrews.

Un hijab spécial est en cours de développement, afin qu’il se détache facilement si un détenu s’y agrippe. Un appareil respiratoire doit aussi être adapté pour qu’il fonctionne bien, même lorsqu’il est apposé sur le foulard couvrant les cheveux, les oreilles et le cou.

Une entente mutuelle entre la future agente de correction et le SCC concernant les contacts physiques avec les hommes – qui sont interdits en vertu de la foi musulmane – a été établie, tout comme un calendrier des prières pendant les pauses qui respecte à la fois les obligations religieuses et le processus rigoureux de formation. Au sein du SCC, 6 % du personnel sont des membres de minorités visibles, 7,9 % sont autochtones et 47,6 % sont des femmes.

Des ajustements pour accommoder des employés sikhs ont été faits dans le passé, selon M. Andrews, mais à sa connaissance, aucune demande d’emploi venant d’une femme portant une burka n’a déjà été faite. Si une telle situation se présentait, il soutient que la demande serait évaluée au même titre que les autres, dans le contexte de sécurité de l’établissement.

Canoë

(Merci à James)Photo d’illustration

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