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Dès hier matin 5 heures, les 650 salariés de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), qui approvisionne en produits pétroliers l’ensemble de la façade atlantique, entamaient leur premier jour de grève. La raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne emboîtait le pas à 13 heures, bientôt suivie par celle de la Mède (Bouches-du-Rhône). Au total, 11 raffineries sur les 12 que compte la France métropolitaine sont en arrêt partiel ou total.

Première région touchée : PACA, directement impactée par la grève du port de Marseille contre la réforme portuaire, qui a provoqué une pénurie de stock dans quatre des six raffineries alimentées par le port.
Dans les scénarios les plus pessimistes, cette région pourrait même connaître ses premières stations-services à sec dans les 48 à 72 heures qui viennent.

« L’ensemble du territoire français pourrait être progressivement touché à partir de la semaine prochaine », prévient Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), qui redoute notamment que les postes de distribution d’essence soient pris d’assaut.

Côté gaz et électricité, des mouvements de grève ont provoqué une diminution de 20 % de la production sur l’ensemble de la journée d’hier. « Le réseau est obligé d’importer de l’électricité des pays voisins. » EDF et GDF Suez ont dû mettre en service une dizaine de centrales thermiques d’appoint, plus chères et plus polluantes.

Le Parisien

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