A Poitiers (Vienne), des étudiants disposent d’un appartement HLM loué à des conditions très avantageuses. La contrepartie ? Un travail social, de quelques heures par semaine, auprès d’enfants du quartier, souvent de famille immigrée.
“Deux heures par semaine. Un peu pour les devoirs, mais surtout on organise des sorties en ville, on leur apprend les codes de notre société”

Dans la Zup des Couronneries, à Poitiers, ce T4 de 80 m2 est, depuis fin août, le domicile d’Élodie, 22 ans, et de deux garçons prénommés l’un et l’autre Damien. Il appartient à l’office HLM Logiparc. Mais c’est par l’intermédiaire d’une association étudiante, l’Afev (Association de la Fondation des étudiants pour la ville), que les trois jeunes gens en sont devenus locataires.
Un «bon plan» : pas de caution, pas de dépôt de garantie, pas de frais de dossier. Et un loyer qui, une fois l’aide personnalisée au logement (APL) défalquée, est de 141 € par personne, charges incluses, y compris l’abonnement Internet avec le téléphone. «Nous avons aussi pris à notre charge le mobilier, équipé la cuisine et même acheté un ordinateur. En tout, une facture de 3 000 €», ajoute Sandrine Martin, déléguée régionale de l’Afev en montrant le canapé et les tables type Ikea.
Un après-midi par semaine doit aussi être consacré au projet social établi par les jeunes gens. « Nous avons choisi le lien famille-école », annonce un des Damien. (…)
Les «colocs» solidaires veulent «d’abord se rendre utiles». La plupart étaient déjà bénévoles à l’Afev. L’an passé, Damien s’est occupé d’Alex, 6 ans, de famille maorie ; et Élodie, de deux petits Coréens. Ces jeunes veulent faire carrière dans le secteur social.
Ouest-France (Merci à Chanteur)





