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Au Japon, alors que le nombre de suicides, déjà anormalement élevé, augmente d’une année sur l’autre, pour la première fois, un rapport évalue le coût économique de ce phénomène pour l’archipel.

Le suicide, au Japon, est un problème d’une ampleur conséquente. Depuis douze ans, on y dénombre plus de 30 000 cas annuel, soit près d’un suicide toutes les 15 minutes.

En 2009, le taux de suicide, un des plus élevés du monde, a encore augmenté de 2%, portant le funeste nombre de personnes concernées à 32 845. On dénombre donc 26 suicides sur 100 000 personnes, bien plus que dans tout autre pays de l’OCDE.

Par exemple, en Grande-Bretagne, ce taux est de 9 pour 100 000, et aux États-Unis, il est de 11.

Cette semaine, le gouvernement a publié un rapport sur le coût économique du suicide et de la dépression. Selon les estimations avancées, cela coûterait annuellement près de 2,7 billions de yen (25,3 milliards d’euros) à l’économie japonaise.

C’est pourquoi, arrivé au commandes de l’État peu après la crise financière, qui avait renforcé le phénomène, le Premier ministre avait fait l’un des mot d’ordre de sa politique que de “minimiser la tristesse” de ses concitoyens.

A la suite de la publication de l’étude, le gouvernement va lancer une campagne pour tenter de limiter, au moins en partie, l’ampleur du problème.

Étant donné que le nombre de suicides au Japon est au delà de 30 000 depuis 12 années consécutives, c’est un problème qui mérite d’être résolu par la nation toute entière“, a déclaré un officiel du ministère du Travail et du Social, selon la BBC. Nous espérons que cette étude entraînera des mesures préventives plus fortes“.

A partir d’aujourd’hui, le gouvernement diffusera un clip vidéo tourné avec un footballeur de la J-League, pour sensibiliser la population. Pour le Premier ministre, Naoto Kan, le nombre élevé de suicides est une preuve que trop de japonais souffrent moralement et économiquement.

Il y a trop de suicides. Faire baisser ce nombre serait une manière de construire une société avec un niveau minimal de tristesse“, a déclaré M.Kan.

Au Japon, le recours à la psychothérapie pour traiter les dépressions est encore extrêmement minoritaire. La plupart du temps, les patients se voient donc administrer des traitements médicamenteux.

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