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Après les incidents du quartier de l’Epeule (Roubaix), les policiers racontent leur frustration et leur démotivation. Ils ont en effet eu ordre de ne pas bouger avant de pouvoir charger une fois.

” On tape sur le contribuable moyen, et pour d’autres on laisse faire pour ne pas faire de vagues.”

Le scénario qui s’est déroulé ce week-end du côté de l’Épeule, à Roubaix, est un classique du genre : un acte de délinquance suivi d’un délit de fuite, une course-poursuite qui débouche sur un accident, des rumeurs qui circulent et une poignée d’agitateurs qui sautent sur ce prétexte pour embraser un quartier.

Les consignes venant de la hiérarchie indiquent clairement que les «courses-poursuites» ou les «chasses» sont officiellement à proscrire, sauf exception. «La course-poursuite, c’est devenu un gros mot, lâche un policier lillois. Maintenant, il faut parler de “prise en charge”, ça fait plus pacifique. Dans les faits, cela revient à faire peser le risque sur chaque policier et en plus sur le service, car en cas d’incident, on sait qu’on ne sera pas forcément soutenu.»

Les forces de l’ordre vivent avec cette réalité : s’ils poursuivent un délinquant motorisé, ils ne prennent pas «seulement» le risque d’un accident, mais aussi celui d’une explosion de violences et d’éventuelles sanctions administratives. «Je vois parfois des gamins sans casque, sur des scooters, qui me narguent de loin, en faisant des doigts d’honneur, glisse un policier.»

Suite sur Nord Eclair (Merci à Vandewalle)

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