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Antoine Laurent de Lavoisier est considéré comme le père de la chimie moderne. Il a énoncé la première version de la loi de conservation de la matière, déterminé la nature du phénomène de combustion, identifié et baptisé l’oxygène et participé à la réforme de la nomenclature chimique. Malgré son génie, il sera guillotiné pour avoir été fermier général.

Né le 26 août 1743 à Paris dans une famille bourgeoise, son père est avocat. Il fait des études de droit mais s’oriente rapidement vers des activités scientifiques. Il remporte, à l’âge de vingt-trois ans, une médaille d’or de l’Académie des sciences, qui a mis en concours la Meilleure Manière d’éclairer les rues d’une grande ville. Deux ans plus tard, en 1768, il en est élu membre.
Lavoisier devient l’adjoint du fermier général Baudon, épouse en 1771 la fille de son collègue J. Paulze et devient lui-même, en 1779, fermier général. En 1775, Turgot l’a nommé régisseur des poudres et salpêtres. Cette dernière fonction oblige le savant à résider à l’Arsenal ; il y a un logement, mais aussi un laboratoire où il pourra se livrer à sa passion pour la chimie.

Il démontrera que la combustion est un processus qui implique la combinaison d’une substance avec l’oxygène, mettra en évidence le rôle de l’oxygène dans la respiration végétale et animale et dans la formation de la rouille. Parmi ses autres travaux, il faut citer la synthèse de l’eau et la conception d’une nomenclature des éléments chimiques, toujours en vigueur, qu’il exposera dans son Méthode de nomenclature chimique (1787).
Lavoisier est enthousiasmé par les débuts de la Révolution. Député suppléant aux états généraux de 1789, il devient en 1790 membre de la commission pour l’établissement du nouveau système de poids et mesures.

“Il ne leur a fallu qu’un moment pour faire tomber cette tête et cent années, peut-être, ne suffiront pas pour en reproduire une semblable.” (Louis Lagrange, mathématicien et astronome)

Mais en novembre 1793, la Convention décrète, l’arrestation de tous les fermiers généraux, et Lavoisier vient lui-même se constituer prisonnier. Il est alors envoyé devant le Tribunal révolutionnaire. Au médecin J. N. Hallé qui vient défendre lavoisier et présenter ses remarquables travaux, le président J.-B. Coffinhal-Dubail lui répond : « La République n’a pas besoin de savants ; il faut que la justice suive son cours. »
Le 8 mai 1794, il est condamné et guillotiné le jour même.
Sources : 1, 2, 3

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