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Editorial du journal La Croix.

Le populisme est sans doute aussi vieux que la démocratie. Au moins dans sa définition courante : quand l’offre politique finit par se résumer à des solutions faciles, que la séduction, nourrie par certains médias, s’installe contre la raison. Les populistes flattent les égoïsmes, exacerbent le nationalisme ou le régionalisme. La haine des élites nourrit le ressentiment. Le projet se fonde sur le rejet – les élites, les étrangers et les plus pauvres – surtout en période de crise économique.
(…) aujourd’hui, le mot sert surtout à nommer cette vague qui gagne, notamment en Europe. Il permet de comprendre ce qui unit, au-delà de différences assez secondaires, le Front national ou la Ligue du Nord, qui ont marqué des points aux régionales en France et en Italie, le parti de la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas en progrès permanent.

Il permet de décrire les thématiques xénophobes qui ont monopolisé le débat en Autriche, en Suisse ou en Scandinavie, ces dernières années, ou d’expliquer comment des mouvements fascistes peuvent avoir pignon sur rue dans certains pays de l’est de l’Europe. Tous les pays européens ne sont pas également touchés, mais on trouve des traces de populisme partout et des électeurs pour s’y retrouver.
(…)
Que faire alors pour contenir la poussée ? Une Europe solidaire et efficace (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) serait une première réponse. Des politiques nationales ayant le souci de l’équité pourraient en être une autre. La mémoire enfin pour se souvenir que la peur et la haine sont de très mauvaises conseillères. Au XXe siècle, elles ont ruiné notre continent.
Source : La Croix (Merci à jazzman)

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