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Selon des chiffres officiels rapportés par le journal Ekathimerini, 140 000 immigrés clandestins sont entrés dans le pays en 2008, une hausse de 12 % par rapport à 2007. Portrait de trois clandestins sénégalais, Omar, Idrissa et Malek.

«Je n’ai jamais voulu rester ici, explique Omar. Les gens viennent parce que c’est la porte d’entrée à l’Europe. Mais ils cherchent à atteindre la France ou la Belgique
Depuis son arrivée, il vit de petits boulots, comme la vente à la sauvette dans les étroites ruelles du centre d’Athènes où déambulent les groupes de touristes. «Il n’y a pas d’usines ici, donc pas d’autres possibilités. Vous imaginez, il n’y a déjà pas de travail pour eux, alors qu’ils sont d’ici. Alors pour moi…»

Terre d’émigration devenue plaque tournante de l’immigration, la Grèce s’adapte difficilement à ce nouveau statut. A Athènes, la majorité des clandestins viennent du Sénégal et du Bangladesh, assure Omar. Et s’il parle de xénophobie, il l’explique par une certaine forme d’ignorance. «Les Grecs ne sont pas racistes. Ils ne sont simplement pas habitués aux immigrés.»
Idrissa n’est là que depuis six mois. Il veut se rendre en Belgique, peut-être pousser jusqu’en Norvège. Il espère obtenir une carte rouge, un permis de résident valable pour une durée de six mois. (…)
Les trois Sénégalais ont constaté une augmentation des descentes contre les vendeurs à la sauvette, des arrestations musclées et des rondes, de plus en plus fréquentes, menées par des groupuscules d’extrême droite comme Chrisi Avgui [l’aube dorée]. Mais à leurs yeux, ce n’est pas à mettre en relation directe avec le ralentissement économique qui frappe le pays. «Ça dure depuis plus longtemps», concluent-ils d’une même voix.
Source : Engrenages


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