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Le taux de réussite des écoles publiques sud-africaines aux examens couronnant les études secondaires a chuté pour une sixième année consécutive malgré une forte augmentation des dépenses gouvernementales dans le secteur éducatif.
L’Afrique du Sud a plus que quadruplé les dépenses en éducation depuis les premières élections multiraciales tenues en 1994. Cette forte augmentation ne s’est cependant pas traduite par de meilleurs résultats. On attribue habituellement ces échecs à la mauvaise formation des enseignants, à une réforme scolaire qui a augmenté la charge administrative imposée aux enseignants et à une culture rurale qui ne privilégie pas l’étude scolaire.
Les politiques de discrimination positive en faveur des Noirs menées par le gouvernement ANC depuis 16 ans privent également l’Afrique du Sud d’enseignants qualifiés. C’est ainsi que le quotidien Die Beeld avait signalé en août de l’année passée que plusieurs dizaines de milliers de postes d’enseignants et de directeurs d’école sont à pourvoir dans les écoles publiques sud-africaines. Ils ne sont pas comblés, car l’Administration n’en fait pas la publicité ou quand des professeurs blancs qualifiés y postulent on rejette systématiquement leur candidature. Le grand nombre de postes à pourvoir s’explique en partie par l’épidémie de SIDA qui fauchait déjà 55 enseignantes par mois en 2000.
Les nombreuses coupures générales d’électricité de 2008 ont révélé la pénurie aiguë de techniciens que connaît le producteur d’électricité national, Escom. Cette pénurie est en grande partie le résultat de politiques discriminatoires comme le rappelle R. W. Johnson dans son livre South Africa’s Brave New World (pp. 479-480) : « [Escom] devra recruter deux nouveaux employés qualifiés par jour pour les cinq prochaines années. Au minimum la moitié de ceux-ci devront être des femmes noires afin d’atteindre ses objectifs de 65 % de cadres noirs et de 40 % de personnel noir en 2010, malgré la quasi-inexistence de femmes noires ingénieures. »
Pour plus de détails, voir ici.


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