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Un étudiant en droit, une conseillère municipale et un syndicaliste de l’Allier ont décidé d’entamer un «un jeûne républicain», à partir du mardi 5 janvier, afin de protester contre le débat sur l’identité nationale organisé par le gouvernement.

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Amine El Khatmi, Etudiant en droit, Yasmina Koris, Conseillère municipale à Yzeure et François Larrière Seys, mandaté syndical régional auprès de l’ACSE (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances) Auvergne, membre RESF, demandent que le préfet de l’Allier annule «les trois dates prévues sur le sujet à Montluçon, Vichy et Moulins» et appellent le gouvernement à abandonner au niveau national «les réunions traitant de l’identité nationale».

Reprochant aux débats lancés par Eric Besson de légitimer dans les préfectures «l’expression du racisme le plus primaire», les trois futurs grévistes de la faim rappellent dans un manifeste que les femmes musulmanes, les asiatiques, les Roms et les jeunes maghrébins ou noirs, souvent pris pour cibles ou caricaturés, sont des «enfants de la République».

Ils accusent le gouvernement de «récupération politique» et de porter «atteinte à l’idéal républicain» en cherchant à partager le pays «en deux blocs : les bons Français de souche d’un coté et les mauvais immigrés et leur descendance de l’autre». Le risque est selon eux de pousser ces citoyens montrés du doigt vers le communautarisme ou la radicalisation, loin de l’intégration républicaine.

Défendant «les principes fondateurs de la nation des Lumières» attaqués par un débat d’une violence exceptionnelle, les trois contestataires rappellent enfin la mission des préfectures et de l’Etat : «délivrer des cartes nationales d’identité, pas des cartes d’identité nationale».

Sources : NouvelObs, Désirs d’avenir Paris (Merci à Odyss)


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