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Le château de Fontainebleau a été l’une des demeures des souverains français depuis François Ier. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, il peinait à attirer plus de 300 000 visiteurs par an (Versailles en accueille 3 millions). Après d’importants travaux, il retrouve sa splendeur passée.

Doté d’un nouveau statut d’établissement public, le château bénéficie du concours des Emirats arabes unis (10 millions d’euros sur cinq ans) et du Crédit agricole (1,4 million d’euros sur trois ans). Avec la réouverture, coup sur coup, de deux de ses plus beaux espaces comme l’appartement du Pape et l’appartement des Chasses, avec la restauration du boudoir de Marie-Antoinette et de l’exceptionnel théâtre Napoléon III, Fontainebleau connaît une deuxième renaissance.

Quand François Ier décide d’en faire sa demeure, en 1527, le lieu n’est qu’un amas de ruines : celles d’un manoir et d’un couvent fondés par Saint Louis. Mais, au lieu de les raser, François Ier choisit de les rebâtir en réutilisant les restes des deux édifices. (…)

Mais, surtout, il ne ressemble à aucun autre château français. Pour plusieurs raisons : il n’y a pas, ici, la volonté d’un souverain de marquer son règne par un décor uniforme, comme c’est le cas à Versailles. Bien au contraire : depuis le XVIe siècle, tous les régimes, de la monarchie à la république, ont laissé des traces de leur passage en une succession de décors variés, aujourd’hui imbriqués les uns dans les autres.

« Quand surgissait un nouveau projet, on gardait le plafond à caissons du XVIe siècle, mais on meublait la pièce avec des tables et des chaises de style Empire », explique Jean-François Hébert, président du château. Il y a, à Fontainebleau, un mélange des styles unique en son genre. Autre particularité : le château a l’énorme avantage, contrairement à Versailles cette fois encore, de posséder un ameublement complet qui lui donne l’aspect d’une demeure vivante et habitée.

Sources : 1, 2

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