Fdesouche

Alors que la prochaine Coupe du Monde de football approche, certains joueurs, bien qu’officiellement Français, hésitent sur le choix de leur équipe nationale.
Un règlement de la Fifa permet en effet à un footballeur sélectionné chez les jeunes dans un pays donné de choisir par la suite d’évoluer en A pour une autre sélection. Encore faut-il avoir des attaches familiales avec le pays en question. Un choix stratégique pour leur future carrière.

Quel est le point commun entre Marouane Chamakh (franco-marocain), Ludovic Obraniak (franco-polonais) ou encore Jacques Faty (triple nationalité français, sénégalaise et cap-verdienne)? Réponse: aucun d’entre eux n’est pendu à un hypothétique coup de fil de Raymond Domenech. Et pour cause, ils ont tout trois renoncé aux Bleus pour choisir respectivement de représenter le Maroc, la Pologne et le Sénégal, pays d’origine de leurs parents ou grands-parents.
Entre choix du cœur (Obraniak parle d’un «hommage à son-grand père» pour justifier sa décision d’évoluer avec la Pologne) et froid réalisme. Obraniak avait déclaré en juin 2009: «Je vais être Polonais parce que mes grand-parents étaient Polonais. Je suis rattaché à cette culture ».
Ces derniers mois, le phénomène s’accélère. Alléché par une éventuelle participation à la prochaine Coupe du Monde, le Nantais Djamel Abdoun a répondu aux appels du pied de la sélection algérienne. «Représenter l’Algérie est une immense fierté», affirme le milieu des Canaris. Mourad Meghni (Lazio Rome) et Hassan Yebda (Portsmouth) ont aussi rejoint les rangs des Fennecs algériens après avoir été champions du monde des moins de 17 ans avec la France en 2001.

Roger Boli a eu moins de chance. Pour une poignée de minutes chez les Bleuets, le frère ainé de Basile a raté une carrière internationale avec la Côté d’Ivoire. Un regret éternel pour lui. «Ce règlement est une bonne chose, observe celui qui est devenu agent de joueurs. Il permet à un joueur bloqué dans un pays de faire une belle carrière avec un autre pays. Un garçon comme Meghni n’a pas réussi à devenir le nouveau Zidane français. D’accord. Mais pourquoi ne deviendrait-il pas le Zidane algérien?»
Malgré ces belles promesses, certains hésitent encore avant de franchir le Rubicon. Sollicité depuis plusieurs mois par le Congo, le Toulousain Albin Ebondo réserve toujours sa réponse. Idem pour son partenaire Mohamed Fofana, courtisé par le Mali. Craindraient-ils la réaction de leur entraîneur s’ils devaient s’absenter un mois le temps d’une CAN?
«Possible, estime Roger Boli. Mais tout dépend du statut du joueur dans son club. Celui qui n’est pas titulaire indiscutable peut y réfléchir à deux fois.» Un dilemme qui ne concerne plus Moussa Sissoko. Egalement sollicité par le Mali, le milieu du TFC a choisi les Bleus avec lesquels il a fait ses grands débuts samedi dernier. «Mon premier objectif était de jouer pour l’équipe de France. J’ai toujours travaillé pour pouvoir l’intégrer», assure le Toulousain. Après deux sélections, difficile de savoir si Sissoko a fait le bon choix. Seul l’avenir et son palmarès avec les Bleus pourront le dire.
Source : 20 minutes


Fdesouche sur les réseaux sociaux