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Durant le premier semestre, le chiffre d’affaires des entreprises du CAC 40 a régressé de 10,9 % et le résultat net de 56,4 %, par rapport à la même période de l’année précédente.
Le premier semestre 2008 avait été excellent pour les entreprises du CAC. La comparaison par rapport à cette période de l’année est donc extrêmement cruelle. Ces mêmes sociétés avaient vu leur chiffre d’affaires baisser de 9 % au 1er trimestre. Ce qui signifie que la chute d’activité s’est encore aggravée durant le 2nd trimestre.
Les entreprises des secteurs de la santé, de l’agroalimentaire, des télécommunications, de service aux collectivités résistent. En revanche, l’industrie a souffert. Dans l’automobile, le bonus écologique et la prime à la casse ont permis de soutenir le marché. Mais malgré ces incitations, Renault et PSA Peugeot Citroën ont vu leur chiffre d’affaires régresser de plus de 20 %, et ont affiché de lourdes pertes.
Pourquoi les marchés boursiers sont-ils alors si euphoriques ? L’indice CAC 40 a progressé de 13,5 % depuis le 1er janvier. “L’euphorie est attribuable au fait que les résultats sont moins mauvais qu’anticipé“.

Les investissements dans l’industrie manufacturière pourraient chuter de 23 % en France en 2009, indique l’Insee. Les crédits à la consommation ont aussi reculé de plus de 18 % sur un an.

La remontée des actions et du CAC 40, en particulier, ne serait donc pas due à un espoir de redressement à court terme, mais au fait que “la liquidité mondiale est extrêmement abondante“, explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. “Ces liquidités peuvent être utilisées pour acheter des actifs, dont des actions, en faire monter le prix, indépendamment des fondamentaux. Il s’agit d’une logique de bulle, alimentée par la liquidité et les taux d’intérêt à court terme très bas.” Entre deux maux, les investisseurs choisissent le moindre, c’est-à-dire le placement le moins mauvais. Pas de quoi pavoiser. Le Monde

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