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Extraits du Figaro

La présidence suédoise de l’Union européenne va tenter de proposer, dès septembre, des avancées dans le dossier empoisonné de l’immigration.

L’afflux de réfugiés, via la Méditerranée, ne cesse d’enfler.

La Suède, présidente de l’UE et fière de sa tradition d’accueil, a quatre mois pour (…) mettre sur les rails une politique européenne crédible face à un afflux de réfugiés qui, via la Méditerranée, ne cesse d’enfler. [Mais] la crise économique, la montée du chômage et le virage à droite des opinions européennes ne poussent ni à l’ouverture ni à la sérénité du débat sur l’immigration.
Stockholm et le commissaire français à la Justice, Jacques Barrot, ont décidé de proposer, dès septembre, une avancée sur deux chapitres clefs. D’abord, la réinstallation dans le reste de l’Europe – et au bon vouloir de chaque capitale – d’une partie des irréguliers échoués au sud de l’Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre et à Malte. Jusqu’ici seule la France a entrouvert sa porte.
Pour la présidence suédoise, il faut aussi mettre sur pied une politique d’asile «plus efficace». Le droit européen n’impose que des normes minimales de protection. Stockholm veut s’atteler à une harmonisation de lois nationales. Ce serait le pendant logique de l’espace de libre circulation ouvert par l’Europe de Schengen. L’an dernier, quelque 70 000 clandestins ont traversé la Méditerranée dans l’espoir de forcer la porte de l’UE. (…)

L’an dernier, quelque 70 000 clandestins ont traversé la Méditerranée dans l’espoir de forcer la porte de l’UE.

En première ligne face aux boat people venus d’Afrique et du Moyen-Orient, les pays méditerranéens de l’UE ont beau jeu de dénoncer l’absence de solidarité du reste de l’Europe. «Nous entendons de belles paroles, mais l’Europe ne nous a toujours pas dit que faire quand une vague d’immigrants s’abat sur nos côtes», répète Franco Frattini, chef de la diplomatie italienne et prédécesseur de Jacques Barrot. Frustré, Rome prend le risque de la réprobation internationale et renvoie les irréguliers de l’autre côté de la Méditerranée, sans autre forme de procès. L’Italie est la première destination d’une bonne moitié des clandestins.
Les textes européens en vigueur entretiennent eux-mêmes l’afflux des irréguliers et la regrettable division des Européens. Pour demander le statut de réfugié, il faut atteindre physiquement l’UE. Faute d’un visa, le plus souvent refusé, reste l’entrée «en douce». Voilà pour l’afflux sur la façade maritime de l’UE. Une fois sur place, le droit d’asile n’est reconnu que par le pays qui a accordé sa protection. Résultat : même régularisés, les immigrants restent parqués au Sud. Pour eux comme pour le droit, l’Europe reste un inextricable labyrinthe. (Le Figaro)

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