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L’application de la loi sur la vérification d’identité des chômeurs a créé une polémique, certains agents de l’organisme refusant d’être «des auxiliaires de police». Soutenus par la Ligue des droits de l’homme et le Mrap, ils refusent de signaler à la Préfecture les porteurs de faux papiers.
Hervé Devaut, directeur qualité clients pour le Nord Pas-de-Calais, répond qu’il applique la loi, et que ce n’est pas nouveau.


Q. Certains de vos salariés, soutenus par la Ligue des droits de l’homme et le Mrap disent qu’ils refusent de signaler à la Préfecture les porteurs de faux papiers, et de devenir des auxiliaires de police. Qu’en dites vous?
La vérification de l’identité des personnes qui s’inscrivent, elle a toujours existé. Ce qui est nouveau, c’est que depuis 2007, on vérifie avec des détecteurs UV. Tout commence en 2005. A l’époque l’Unedic constate une montée en charge des fraudes organisées, avec des faux documents d’identité, des fausses attestations d’employeur. Elle met en place une expérimentation à Paris intra-muros, pendant un an. En 2006 à Paris, sur 382 pièces d’identités transmises pour doute à la Préfecture, 285 étaient fausses, au total un préjudice évité estimé à 4 millions d’euros. Il a été alors décidé d’étendre l’expérimentation à l’ensemble du réseau Assedic.(…)
Q. Qu’arrive-t-il aux agents qui refusent d’appliquer cette procédure?
Je n’ai pas connaissance personnes qui refusent de le faire.
Q. Les agents que nous avons rencontrés disent qu’ils ne sont pas assermentés, et que leur rôle n’est pas d’être des auxiliaires de la police.
Je ne rentre pas dans ce débat. Je vous donne les éléments du pourquoi, je vous dis comment ça se passe. On applique la loi. Je n’ai pas de commentaire à faire.
(Source)

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