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A Vénissieux, ville de la banlieue lyonnaise, le port du voile intégral se banalise. Mais ce n’est qu’un aspect du développement de territoires en marge de la société française. Après vingt-cinq ans de règne sur la ville, le maire communiste, André Gérin, a donc décidé de passer la main avant la fin de son mandat. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur «l’intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d’autres régions de France».

L’islam est probablement la première religion à Vénissieux, où plus de la moitié de la population est d’origine étrangère, principalement maghrébine selon Gérin. Et la plupart des salles de prières incrustées en bas des tours sont salafistes. Chaque jour, s’y diffuse un islam rigoriste. Près de la mosquée Essalem, bungalow enchâssé dans les bâtiments HLM, des adolescents commentent. «Une femme ne peut pas être près d’un homme sans que Sheitan (satan) ne rôde», dit un garçon. Son frère accompagne son épouse «partout». Dans la rue, les femmes portant le niqab – voile noir intégral – circulent presque sans choquer. Beaucoup les connaissent. Elles ont grandi dans le quartier.
Elles ne se heurtent aux règles de la République qu’aux guichets de la mairie. «Les incidents sont quotidiens», se lamente Hélène Mexis. Responsable de toutes les formalités administratives à Vénissieux, elle est en première ligne. Pour le renouvellement de la carte d’identité ou du passeport, la photo tête nue entraîne de violentes protestations : «Ils nous accusent de racisme, nous menacent de représailles.» (…) L’imam de Guyancourt, Abdelali Mamoun, prévient : «Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l’Occident, ils crachent sur les koufars, les infidèles, mais profitent de tous les avantages sociaux de la France. (…)»
C’est de Vénissieux que partit «La Marche des Beurs» en 1983. Après une bavure, quelques fils d’immigrés mettent le cap vers la capitale pour enrayer la violence, et clamer leur désir d’être «des Français à part entière». À l’arrivée, ils sont 100 000 venus dire à la société française, autant qu’à leurs parents, qu’ils vont rester en France, qu’ils veulent s’intégrer, qu’ils réclament l’égalité. La gauche fraîchement arrivée au pouvoir donnera la carte de séjour de dix ans aux immigrés. (…)
(>> Le Figaro)


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