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« Si ça continue à ce rythme, dans un an, nous mettons la clé sous la porte ! » On pourrait voir dans cette déclaration faite à Éric Besson par l’un des chefs d’entreprise de la zone des Dunes comme de l’intox, histoire de mettre la pression. Mais la problématique avec la présence des migrants date de plusieurs années, et elle ne fait que s’amplifier.

« On a beaucoup parlé de l’humanitaire. Mais aujourd’hui, la situation est devenue intolérable. » Le décor est planté par Dominique Vanneste, patron de Tioxide. Autour d’une même table, les chefs d’entreprise de la zone des Dunes venus à la rencontre du ministre de l’Immigration décrire leur quotidien.
« En dix ans, continue Dominique Vanneste, nous avons recensé plus de 1 500 incidents On en a soigné des migrants blessés, sauvé des vies, aussi, quand on les a retrouvés dans des camions transportant des matières dangereuses. C’est pourquoi on peut parler librement de tous nos problèmes. » Et de lister les comportements agressifs, les menaces de mort sur le personnel, le coup de barre de fer sur un maître chien.« Mon personnel a peur. »

« On parle sans cesse des droits des clandestins. Mais on ne parle jamais de leurs devoirs.»

Même son de cloche chez France Montage Chaudronnerie, Eurovia, Portail autocar… « Un jour, on en retrouvera un collé sur les transformateurs. Quand ils prennent du courant pour leurs portables, ils font parfois n’importe quoi. »
Christian Vasseur, patron des Amis de la Route, est tout simplement écoeuré. « On parle sans cesse des droits des clandestins. Mais on ne parle jamais de leurs devoirs. On tue nos entreprises, je viens d’investir 150 000 euros dans des caméras pour assurer la sécurité du personnel qui, 24 heures sur 24, est à leur contact. Sur la zone des Dunes, 700 à 800 emplois sont menacés » Chez Eiffage, 20 000 euros de perte recensés depuis le début d’année à cause « du pillage pour la construction des cabanes ».
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