Fdesouche

Depuis la fermeture de Sangatte, de plus en plus de clandestins errent dans les rues de Paris. Chaque soir, ils se retrouvent, place du Colonel- Fabien où ils attendent un bus  de la RATP qui les emmènera pour la nuit dans un centre d’hébergement d’urgence.

Parmi eux, de nombreux mineurs, parfois très jeunes, de 12 ou 13 ans, Irakiens ou Afghans. Ce jeudi, l’équipe de maraude de l’association France Terre d’asile, accompagnée du ministre de l’immigration, Eric Besson, venu à la rencontre de ces mineurs étrangers isolés, repartira avec une vingtaine d’entre eux vers la Maison du partage, gérée par l’Armée du Salut dans le 19e arrondissement. Pour ceux qui s’y rendront, commencera alors un travail de sortie de l’errance et de stabilisation. «C’est un long travail de persuasion», témoigne Marie Weinling, responsable adjointe de la mission accueil de France Terre d’asile. Car si certains sont prêts à rester en France, beaucoup veulent poursuivre leur route vers la Grande-Bretagne ou, de plus en plus, les pays scandinaves.
A ceux qui sont décidés à s’arrêter à Paris, on propose, après évaluation de leur situation sociale, éducative, médicale et juridique, et dans la mesure des places disponibles, une stabilisation dans un hôtel. Le temps d’être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui cherchera un foyer ou une famille d’accueil. Ils pourront alors débuter un parcours éducatif.
En 2008, sur 686 jeunes accueillis sur sa plateforme du 18e, France Terre d’asile a pu en mettre 475 à l’abri dont 53 ont été ensuite pris en charge par l’ASE. Créé en 2003, ce dispositif parisien de repérage et de premier accueil des mineurs étrangers isolés est soutenu financièrement par l’Etat à hauteur de 2,7 millions d’euros. Mais, aujourd’hui, il est menacé d’engorgement : les arrivées d’Afghans ne cessent de croître et de plus en de jeunes restent en France, notamment parce qu’ils ne parviennent plus à traverser la Manche.
(Le Monde)

Fdesouche sur les réseaux sociaux