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Après l’arrestation d’un clandestin chinois, cuisinier dans un restaurant à Levallois, les militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) n’ont pas hésité à saturer la boîte mail du nouveau préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda, qui n’apprécie guère ce harcèlement. Pourtant, celui-ci affirme qu’il «n’a rien contre RESF, et qu’il est prêt au dialogue. »

Patrick Strzoda a répliqué par courriel à deux internautes, que des «dysfonctionnements» ont « interrompu le réseau» du représentant de l’Etat, l’«empêchant d’accéder au dossier de l’interessé» et que «tant que ces collaborateurs et lui feront l’objet de harcèlements bureautiques, il refusera systématiquement et par principe de réexaminer un dossier d’éloignement».

L’objectif de l’opération était de demander au représentant de l’Etat d’annuler, à titre humanitaire, l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière du jeune homme, marié à une ressortissante chinoise et père d’une fillette de trois ans. Cette méthode est « un grand classique » de RESF : «On fait circuler l’information sur nos listes, en invitant tout le monde à manifester son indignation. La consigne, c’est de le faire avec des termes mesurés», affirme Armelle Gardien, prof à Châtenay-Malabry et porte-parole de RESF. «C’est du harcèlement et de l’invasion!» tonne le préfet.

Shixiong Lin, arrivé illégalement en France en 2003, faisait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière du préfet de police de Paris depuis mai 2005. L’arrêté pris le 11 février dernier par le préfet des Hauts-de-Seine a été confirmé par la cour d’appel de Versailles. Le jeune Chinois a été expulsé vendredi.
(Le Parisien)


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