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Par Spoon : La campagne électorale qui se déroule aux Etats-Unis est, en France, du papier tournesol. Elle a la propriété – presque chimique – de faire surgir sur la pellicule, en négatif, la sale trogne de l’intellecture : complaisante envers le racisme qu’elle prétend combattre, bienveillante envers l’argent roi, laxiste envers le capitalisme cynique, et, bien sûr, totalitaire de tout cœur.

Les intellos ont fait de la lutte contre le racisme, inventé, fictif, imaginaire, controuvé, falsifié, imputé, frelaté, subverti, etc. leur fonds de commerce. Comme au Loto, ça rapporte grosse renommée et ceinture dorée, le beurre et l’argent du beurre, capital et coupons, intérêt et principal, etc. Tous les gagnants ont tenté la chance. A la fortune du pot. 95% (ou plus) des électeurs noirs vont voter Obama, qui est, de toute évidence, le meilleur homme qui soit au monde, alors que les électeurs blancs se partagent à peu près équitablement entre les deux candidats.

Imaginons la situation inverse : 95% des électeurs blancs se prononcent pour le candidat de leur ethnie, alors que les électeurs noirs n’expriment aucune préférence ethnique. Qu’auraient dit les phares des media ? Que le candidat blanc est raciste, qu’il est porté par le vote raciste, qu’il est soutenu par les racistes avérés, et avinés bien entendu, tous de gros beaufs puants et sales, et que, à l’opposé, le candidat noir est le vertueux candidat de l’antiracisme. Etrangement, Obama n’est pas soupçonné, en dépit de l’énormité des faits, d’être le candidat du racisme. Il rend muets les intellos dont le discours attendu reste enfoui dans les tréfonds de leur conscience pure.

Les intellos bobochards éprouvent une sainte horreur pour le capitalisme financier, qui est, comme la peste, la source de tous les maux de la terre. Les bailleurs de fonds d’Obama sont Lehman Brothers, Goldmann and Sachs, Salomon, les grandes banques d’affaires de Wall Street, celles qui ont fait s’effondrer, par rapacité, cupidité, avarice, le crédit et l’économie. Il n’est pas un intello qui s’interroge sur ces faits, lesquels, pourtant, sont établis, ou qui les ait examinés sans aigreur ni ressentiment. C’est silence dans les rangs : omerta et bouche cousue, on se tait, on ne dit rien, on abaisse les herses du mensonge sur le minuscule filet de vérité qui aurait pu suinter de la forteresse, on fait écran, on se retranche derrière les murailles de la Bêtise crasse et puante.

Ils affirment à la cantonade qu’ils sont démocrates, qu’ils tiennent la diversité des opinions pour le nec plus ultra de la démocratie, qu’ils ne croient pas dans le grand manitou et qu’ils ont pour modèle la libre expression des citoyens. Or, s’ils étaient citoyens des Etats-Unis d’Amérique, ils donneraient à Obama plus de 98% de voix et lui offriraient une élection de maréchal soviétique, un plébiscite de tyran à la Ceaucescu ou à la Bokassa, comme dans un vulgaire pays du tiers monde. Même au Zimbabwe, le président dictateur ne s’est pas attribué plus de 60% des suffrages : il ne voulait pas qu’on le prît pour un Mussolini.


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