Fdesouche

Après avoir affirmé qu’elle ne voterait pas Sarkozy en 2012, la secrétaire d’État à la Ville a rectifié jeudi soir ses propos. Ses amis du Gouvernement ont profité de  cette bavure pour dire ce qu’ils pensent d’elle.  Ca vaut le détour :

Dans l’ensemble, ils sont nombreux à ne pas ménager la pasionaria des cités, venue de la gauche associative. «Elle reste une énigme pour moi», lâche un poids lourd du gouvernement, «elle est une manifestation délirante de la raison», s’emballe celui-ci. Traduction de cette paraphrase de Kant : «Elle dit n’importe quoi». «Parler du plan anti-glandouille ou dire qu’il faut y aller à donf, c’est un peu court», enchérit un autre ministre, qui a gardé un mauvais souvenir de ses critiques sur les tests ADN «L’instrumentalisation de l’immigration, c’est dégueulasse», avait-elle lancé.
Plusieurs ministres y voient une parfaite illustration du découplage entre la compétence et le coefficient de médiatisation. Selon deux d’entre eux, Fadela Amara «ne comprend rien à l’administration», mais cela ne l’empêche pas d’être «bien notée parce qu’elle jouit d’une bonne notoriété». «Elle n’a idée de rien, et elle lance des propositions dont elle n’imagine pas le coût», assure un autre. «C’est une militante respectable, mais elle n’est pas du tout dans le rythme», maugrée un secrétaire d’État, lui aussi très contrarié.

C’est aussi la bonne notation de Fadela Amara par le jury du Point qui agace ses collègues. La secrétaire d’État arrive en effet en quatrième place ex aequo avec Bernard Kouchner. «Que l’on loue une fille comme Rama Yade, très bien. Elle ne fait pas grand-chose, mais elle a du potentiel», explique un ministre, «mais Fadela Amara, non», conclut ce dernier. Après Rachida Dati qui exaspère plusieurs ministres qui n’apprécient guère son «dilettantisme» Fadela Amara est la deuxième candidate issue de la diversité qui fait grincer des dents dans l’équipe gouvernementale.

suite

Fdesouche sur les réseaux sociaux