Fdesouche

a formulation d’un document adopté lundi par l’Union européenne sur la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE suscite “un sérieux mécontement” à Ankara, a déclaré dans la soirée le ministère turc des Affaires étrangères.Dans ce document adopté par les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’UE lors d’une réunion à Bruxelles, les sessions de négociations avec la Turquie en vue de son éventuelle adhésion ne sont pas désignées par l’appellation usuelle de “conférences d’adhésion”, mais par celle de “conférences intergouvernementales”.

“Bien que la déclaration confirme l’objectif de pleine appartenance (à l’UE) de la Turquie (…) le fait que l’on s’y réfère d’une manière indirecte a suscité un sérieux mécontentement” à Ankara, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Levent Bilman.

L’expression “conférences intergouvernementales” a été adoptée à la demande de la France, dont le président Nicolas Sarkozy est opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Union et préconise à la place un “partenariat privilégié”.

Une dispute avait éclaté la semaine dernière entre la Suède et la France sur cette question de vocabulaire lors des réunions de préparation de la réunion ministérielle de lundi. La France refusait que soit utilisée l’expression “conférences d’adhésion” alors que la Suède, favorable à l’adhésion de la Turquie, insistait pour que cette formulation soit maintenue.

La dispute menaçait de reporter à 2008 l’ouverture, prévue dans les prochaines jours, de deux des 35 chapitres que comportent les discussions entre l’UE et la Turquie. Finalement, c’est la position de la France qui a prévalu.

suite

Fdesouche sur les réseaux sociaux