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Avant de dénoncer lundi à Alger une colonisation “profondément injuste”, Nicolas Sarkozy, ministre, candidat à l’Elysée ou président, a clamé sans relâche son refus de la “repentance”, tout en l’assortissant parfois d’une condamnation du système colonial.

– 7 déc 2005: “Cette repentance permanente, qui fait qu’il faudrait s’excuser de l’histoire de France, parfois touche aux confins du ridicule”, lance Nicolas Sarkozy sur France 3. Ministre de l’Intérieur et président de l’UMP, il vient d’annuler une visite aux Antilles en pleine polémique autour de la loi sur le “rôle positif” de la colonisation.

– 13 novembre 2006: “on ne peut pas demander aux fils de s’excuser des fautes de leurs pères”, affirme le ministre en visite à Alger.

– 6 mars 2007: lors d’une réunion publique dans le Val d’Oise, le candidat UMP répète que les Français “ne veulent pas de la repentance”, “ce dénigrement de la France, de ses valeurs et de son histoire, qui n’est rien d’autre qu’une forme de haine de soi”.

– 25 mars: “Je veux qu’on arrête cette repentance systématique”, déclare Nicolas Sarkozy sur Europe1 et TV5 Monde. “Le système colonial est injuste mais dire que tous les Français qui ont été en Algérie ont été des exploiteurs, c’est faux”.

– 10 juillet: M. Sarkozy, qui a accédé en mai à la présidence de la République, se dit “pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir qui est une notion religieuse et n’a pas sa place dans les relations d’Etat à Etat”, dans un entretien publié par des journaux algériens avant sa première visite présidentielle en Algérie.

– 26 juillet: “la colonisation fut une grande faute”, insiste-t-il dans un discours à Dakar. Mais “nul ne peut demander aux générations d’aujourd’hui d’expier ce crime perpétré par les générations passées”.

– 3 décembre: “Oui, le système colonial a été profondément injuste”, affirme le président français au premier jour de sa visite d’Etat à Alger.

“A l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter”, ajoute-t-il cependant, évoquant la guerre et ses “innombrables victimes des deux côtés”.

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