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AUJOURD’HUI, une réunion de crise se tient au collège Paul-Cézanne de Mantes-la-Jolie. Une table ronde réunira le principal, les membres du conseil d’administration et l’équipe pédagogique, après les incidents survenus en fin de semaine dernière. Situé dans la cité sensible du Val-Fourré, l’établissement, qui accueille 544 élèves, a été attaqué par une vingtaine d’individus. Ceux-ci ont cisaillé les grilles avant de jeter des bombes artisanales dans la cour. Ces incidents sont survenus dans le contexte particulier du ramadan. « Le rite a débuté quelques jours après la rentrée, fait remarquer Pierre Marsaleix, professeur au collège et secrétaire départemental du syndicat FSU. De nombreux élèves sont issus de familles musulmanes et ils jeûnent comme leurs parents. Ils prennent un petit déjeuner à l’aube et ne dînent que vers 20 heures avant de se coucher vers 22 heures, voire 23 heures. Ainsi, durant les cours, ils manquent d’énergie et de sommeil. Ils sont aussi très énervés.

» De quoi décontenancer une équipe pédagogique dans un collège dirigé depuis la rentrée par un nouveau principal, avec une équipe de 60 professeurs dont la moitié a été renouvelée en septembre. Les incidents sont nombreux dans ce collège, situé dans une zone très fréquentée et en bordure de rues passantes de la cité. Si les professeurs subissent régulièrement des intimidations et des jets de pierres, voici plusieurs mois, l’établissement avait été placé sous surveillance policière. En janvier 2006, après une série d’incidents graves, des gardiens de la paix prenaient position à la barrière aux heures d’entrée et de sortie pour assurer la protection des enseignants. Lors d’un épisode de forte tension, les jeunes crachaient et proféraient des injures en direction des profs. Pire, un cocktail Molotov avait été lancé dans la cour, heureusement sans faire de dégâts. L’auteur de ce geste, un élève âgé de 16 ans, avait été interpellé et exclu de l’établissement. Peu après, en guise de représailles, plusieurs voitures, stationnées à proximité, avaient été incendiées.

source : Le Parisien 24/09/07


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