En campagne électorale, Jacob Zuma promet la restitution des terres agricoles aux chefs traditionnels noirs

Jacob Zuma se prépare à lancer sa campagne électorale sur le thème de la restitution des terres agricoles aux Noirs: « la restitution de la terre à ses vrais propriétaires était la plus grande responsabilité confiée au gouvernement démocratique » a déclaré M. Zuma dans un discours prononcé devant des paysans de la province du Mpumalanga et rapporté par Le Revenu Agricole.

 

M. Zuma a rappelé que l’Apartheid avait permis qu’on puisse « prendre en toute légalité les terres aux Africains indigènes (…) de la manière la plus injuste et cruelle dans beaucoup de cas ».

Pour mémoire, en 1913, le pouvoir anglais et Afrikaner avait interdit aux Noirs d’acheter des terres, excepté sur une portion réduite du territoire. L’arrivée au pouvoir de l’ANC, en 1994, n’a pas permis de rééquilibrer cette injustice et l’immense majorité des terres agricoles sud-africaines sont encore à ce jour en possession des Blancs.

Jacob Zuma envisagerait ainsi une loi qui, sur les 4 prochaines années, permettrait aux anciens propriétaires de faire valoir leurs droits. Cette perspective, très populaire parmi la population noire, reviendrait à rétablir le pouvoir foncier des chefs traditionnels.

Ce thème de campagne, très efficace sur le plan électoral, devrait néanmoins susciter de vives inquiétudes dans le monde économique qui garde en mémoire les réformes foncières de Robert Mugabe, menées au pas de charge, et qui ont conduit à la ruine du secteur agricole du Zimbabwe, autrefois florissant.

ECOFIN

La mort d’une étudiante violée en Inde provoque un examen de conscience en Afrique du Sud

La mort d’une étudiante indienne victime d’un viol collectif, et l’élan de colère qui a suivi, ont provoqué un examen de conscience jusqu’en Afrique du Sud, un pays où le nombre de violences sexuelles est parmi les plus élevés au monde. « Ici, les violeurs attaquent tout le monde – des bébés jusqu’au grands-mères – et nous restons assis à ne rien faire » a déploré l’éditorialiste Pinky Khoabane.

D’après les statistiques officielles, près de 65 000 agressions sexuelles ont été commises en Afrique du Sud l’an dernier, mais la police estime que seulement un viol sur 36 est rapporté aux autorités. Et selon le Centre international de recherche sur la femme, basé à Washington, environ 28 % des hommes ont déjà commis un viol. Si l’on se base sur ces chiffres, cela signifie que 2,3 millions de personnes sur une population de 50 millions ont pu être agressées sexuellement l’année dernière.

L’Afrique du Sud semble s’habituer à ces niveaux de violence, qui seraient jugés intolérables ailleurs. En novembre, six garçons âgés de 10 à 14 ans ont été inculpés pour le viol et le meurtre de trois autres enfants, mais l’affaire a été peu évoquée par les médias. Exceptions notables : le procès pour viol du président Jacob Zuma en 2006 – pour lequel il a été acquitté – et le viol en réunion filmé d’une adolescente de 17 ans handicapée mentale qui ont soulevé l’indignation et provoqué un débat national.

(…) Le Monde

Afrique du Sud : «Nous sommes minés par les Blancs»

Décidément, ça va mal pour Jacob Zuma. Si mal que l’un de ses alliés, Blade Nzimande, secrétaire général du Parti communiste sud-africain (SACP), propose carrément une loi pour interdire d’insulter le président sud-africain… Le raisonnement suivi par ce ténor politique sud-africain sent la fin de règne pour Zuma, à l’approche d’une importante conférence du Congrès national africain (ANC), en décembre, où va se jouer la succession de l’actuel président du parti-Etat.

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Blade Nzimande

Pour Blade Nzimande, ce n’est pas Zuma ou son bilan qui posent problème, mais bien «les Sud-Africains blancs, qui n’ont pas de respect pour les Noirs et leur culture, mais qui traitent seulement les Juifs et les Afrikaners avec respect».

Une allusion aux attaques dont Zuma a fait l’objet de la part d’artistes blancs, le peintre Brett Murray et le caricaturiste Zapiro, entre autres. La carte raciale, ultime argument pour un pouvoir qui se trouve le dos au mur? «Nous sommes minés par les Blancs», répète Blade Nzimande, alors que la minorité (8,9% de la population) jadis au pouvoir ne l’est plus depuis 1994, même si elle reste, de facto, dans une position privilégiée sur le plan économique.

Il y a moins d’une semaine, le même ténor politique s’en prenait aux médias – y compris la radio publique SAFM, qui ne peut pas être accusée d’être aux mains d’intérêts blancs. Mais la presse en général est accusée par Nzimande de mener une campagne «libérale»contre Jacob Zuma pour le «retirer du pouvoir». Réponse de Mondli Makhanya, le président du Forum national des rédacteurs en chef sud-africains (Sanef): ce type d’accusation relève de «tendances dictatoriales».

Ce ne sont pas des Blancs ni des journalistes, mais bien des militants noirs de l’ANC qui en viennent aux mains, de plus en plus fréquemment, dans les âpres luttes qui se jouent au sein  de leur parti.

Le 14 novembre, un gang armé de dix personnes a fait irruption dans une réunion de la branche de l’ANC d’Ekurhuleni (dans les townships de l’East Rand, à l’Est de Johannesburg), menaçant de tirer sur les opposants de Zuma… Des chaises ont volé et deux personnes ont dû être hospitalisées, à la fin d’une autre réunion d’une branche de l’ANC dans la province du Cap oriental début novembre (…)

Slate Afrique

Le président Zuma enlève le bas, l’Afrique du Sud s’offusque

a polémique suscitée par un portrait du président Jacob Zuma dans son plus simple appareil enfle en Afrique du Sud après l’arrestation de deux hommes accusés d’avoir barbouillé son sexe de peinture.

Oeuvre de l’artiste sud-africain Brett Murray, un ancien militant anti-apartheid, le tableau est une adaptation libre d’un célèbre portrait de Vladimir Lénine, avec Jacob Zuma dans le rôle du révolutionnaire soviétique, la braguette grande ouverte en plus.

Sa présentation dans une galerie de Johannesburg, dans le cadre d’une exposition sur la corruption au sein du Congrès national africain (ANC) fondé par Nelson Mandela, a provoqué la colère de l’entourage du président sud-africain, marié à six reprises et père de 21 enfants.

Reuters

(Merci à un connu)

Afrique du Sud: polémique autour d’un portrait irrespectueux de Zuma

Un tableau du président sud-africain Jacob Zuma, le représentant à la manière de Lénine avec un sexe bien en évidence, faisait polémique vendredi en Afrique du Sud, l’ANC au pouvoir exigeant le décrochage de l’oeuvre, exposée à Johannesburg.

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Directement inspiré d’une célèbre affiche soviétique dont il reprend les couleurs, rouge, jaune et noir, le tableau « The Spear » (la lance) montre un Zuma inspiré, exposant son pénis. (…)

Le Point