G 20 en novembre : « Le festival des cannes »

La chancelière allemande Angela Merkel a tempéré jeudi les espoirs d’une réforme du système monétaire international dès le Sommet du G20 de Cannes, début novembre, voulue par la présidence française de cette instance qui réunit les principales économies mondiales.

J’espère qu’à Cannes, nous pourrons présenter les premiers résultats allant en ce sens, même si je ne pense pas que les travaux seront achevés », a-t-elle déclaré.

Sur l’entrée du yuan, la monnaie chinoise, dans le panier de monnaies composant les droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, Mme Merkel a tout juste dit attendre du sommet de Cannes des 3 et 4 novembre, point d’orgue de la présidence française du G20, qu’il présente de nouvelles voies. [...]

24 Heures.ch

Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

Suite et commentaires sur Fortune

Le trou noir de la finance n’engloutira pas les États

Le point de vue de Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur et directeur de L’Institut de Management de la Distribution de l’Université de Lille 2, se situe, pour le moins, à contre-courant du discours dominant qui vante les mérites d’un règlement supranational de la crise.

La gestion de « la grande crise des années 2010 » apparaît comme le grand retour des nations et des États souverains.

Dans l’immensité de l’univers, des trous noirs engloutissent des galaxies. Sur terre, le trou noir de la finance n’engloutira pas les États. La reprise en main de l’ensemble des systèmes bancaires par des États en faillite est un scénario fort probable à échéance peu lointaine.

Suite et commentaires sur Fortune