Insécurité, l’enjeu oublié des municipales ?

Tribune de Xavier Raufer, criminologue

Alors que l’insécurité est une préoccupation majeure des Français, la droite française ne semble pas en faire un enjeu capital des municipales. La faute, selon le criminologue Xavier Raufer, à un «gauchisme culturel» encore hégémonique, qui complexe notamment l’UMP.

Hebergeur d'imageA chaque sondage, la population le martèle : juste après le chômage et la pauvreté, la seconde grave préoccupation des français est et reste la sécurité. [...]

Une obsession française mal venue et fictive ? Non, car en même temps, les infractions les plus traumatisantes pour la population augmentent – parfois, explosent. Vols de tous ordres, cambriolages en ville (+ 6,4% en zone police) ou à la campagne (+ 17,7%, résidences secondaires en zone gendarmerie). Les vols avec violence augmentent encore. Même désormais les vols de voiture, qui; du fait de progrès techniques, baissaient depuis deux décennies. Quant aux inquiétantes attaques à l’explosif de distributeurs automatiques de billets – entre néo-braquages et terrorisme périurbain – elles ont augmenté de 50% en 2013 !

L’origine de cette vague criminelle ? Le laxisme de la justice, les méfaits dépeints ci-dessus étant typiquement ceux que Mme Taubira et son entourage libertaire ont ordonné de réprimer toujours moins. [...]

Pourquoi cette timidité de l’UMP devant les affaires de sécurité ? Une bonne part de ses chefs vit dans la terreur d’un gauchisme culturel qu’elle est aujourd’hui à peu près la seule à craindre – ledit gauchisme étant désormais dénoncé, et par d’authentiques intellectuels, dans les colonnes du Monde lui-même ! [...]

Autre domaine où l’UMP gagnerait à revenir à la raison : l’aveugle enthousiasme dont elle fait preuve en matière de «diversité», piège dans laquelle elle a sauté à pieds joints. Car «diversité» est le nom poli de la société hétérogène, elle-même tragiquement et follement criminogène. Le Brésil, paradis de la «diversité» – mais aussi, N°1 au monde pour les homicides par armes à feu. Une «diversité» que d’ailleurs les Français rejettent énergiquement ; Ipsos-Steria, janvier 2014: méfiance de l’autre: oui à 77% ; oui à 84% pour les électeurs de l’UMP – et oui à 39% encore, chez ceux du PS.

Le Figaro

« Où brûlent les voitures ? Où tire-t-on sur les policiers ? Dans la Creuse ou dans le 93 ? » (rediff)

+ Rediff : article de Xavier Raufer (extraits) - Avril 2012

Rappelons la ritournelle des sociologues : dans des “quartiers pauvres” et “territoires de relégation”, croupirait toute une “jeunesse abandonnée et méprisée”… “moins dangereuse qu’en danger”, condamnée à “une vie de galère” et ne recherchant finalement qu’“un peu d’attention et de reconnaissance”.

D’après l’Insee, la Seine-Saint-Denis est le 15e département le plus riche de France –  compte non tenu, par définition, de l’économie souterraine. En y ajoutant les milliards de la drogue, le “9-3” est sans doute en réalité parmi les cinq départements les plus riches de France.

Quels sont les départements les plus pauvres ? L’Ariège, le Cantal et la Creuse. Où brûlent les voitures ? Où tire-t-on à la kalachnikov sur les policiers ? Dans la Creuse ou en Seine-Saint-Denis ?

Quels sont à l’inverse les plus pauvres ? L’Ariège, le Cantal et la Creuse. Lire la suite

Xavier Raufer : «La surdélinquance des jeunes issus de l’immigration ne doit plus être occultée»

Xavier Raufer Docteur en géopolitique et criminologue revient sur le drame de de Marignane et surdélinquance des «jeunes issus de l’immigration».

Partons du drame de Marignane. Comment expliquer ce crime : butin nul, passant abattu – et toutes les chances d’être interpellé en fin de compte ? Le branquignol, on peut comprendre. Mais qu’est-ce qui pousse des gamins à tuer pour une cigarette ou un mauvais regard, sous des caméras de surveillance ?

Marignane, donc : des voyous ordinaires usant du braquage de voisinage comme source basique de financement. Ils proviennent de quartiers où les jeunes ne font plus le lien entre «gagner de l’argent» et «travailler». L’argent vient du deal, du braquage, des marchés aux voleurs, du racket, voilà tout.

L’islam est la première religion carcérale de France et les enfants de l’immigration islamo-maghrébine représentent de gros bataillons de la délinquance. Pourquoi ? Déterminisme social, ethnique, religieux ? Car ces «gens» sont souvent bien plus sages chez eux…

Les statistiques ethniques n’étant pas collectées en France, on en est réduit à l’estimation. Mais même des socialistes comme Malek Boutih (ex-président de SOS Racisme) en viennent à déclarer en public (On n’est pas couché, 10/11/2010) : «Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis [...], je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles – Africains, Maghrébins – est exceptionnel par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française.»

Sur le site Rue 89, le 11/01/2013, figure une longue étude intitulée : « Aborder de front la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration », écrite par Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’immigration. « … Ces violences et cette délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne… Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que plus personne n’a vraiment envie d’y habiter… » […]

Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration, dérangeante pour beaucoup d’acteurs hantés par le remord post-colonial, gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance…

Boulevard Voltaire

Xavier Raufer : Ce qu’il faudrait faire pour vraiment rétablir l’ordre à Marseille

Un tel cloaque ne peut se nettoyer avec une compagnie de CRS en plus, ou même deux. Il faut à Marseille un véritable appareil de renseignement criminel. Il faut pouvoir disposer pour toute l’aire marseillaise d’un diagnostic précis : qui sont les voyous ? Que font-ils ? Où sont ils ?

La suite est simple et le travail policier classique y suffit amplement. En matière de sécurité publique, la métaphore militaire est rarement pertinente – les deux univers ont peu à voir. Mais songeons ici néanmoins pour conclure à la célèbre formule de Napoléon : « la guerre est un art simple et tout d’exécution ». Un diagnostic, un plan. Sa réalisation implacable – quel que soit le niveau. A la fin, Marseille, certes « culturelle », mais surtout, pacifiée.

(…) Atlantico

Xavier Raufer : Les nouvelles menaces criminelles (Radio Courtoisie)

Radio Courtoisie 2/11/2012 Libre Journal des idées politiques : “Nouvelles menaces criminelles ; Formation politique” 

Max Lebrun recevait Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, Xavier Raufer, criminologue, Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, Bruno de Saint Chamas, président d’Ichtus, et Jean Martinez, vice-président de l’Institut de Formation Politique, pour une émission consacrée aux nouvelles menaces criminelles et à la formation politique.

entretien avec Xavier Raufer :

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(merci à Le Chiffre Le Fer)

émission complète en ligne 1 semaine seulement :

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Criminologie : le monde universitaire face à Bauer et Raufer

Le Conseil National des Universités va t-il bientôt accueillir malgré l’avis unanime de ses représentants une nouvelle section de « Criminologie » ? Il ne reste plus qu’un bon mois à ses promoteurs pour y parvenir, avant une élection présidentielle qui risque de ruiner leurs efforts et leur stratégie et de rebattre les cartes dans ce domaine comme dans d’autres. Ce projet est en effet trop évidemment politisé pour sortir indemne du changement politique qui semble s’annoncer. Décryptage sans concession, documents à l’appui.

Apparition et montée en puissance politique d’Alain Bauer

A l’origine, on trouve le personnage d’Alain Bauer. L’ancien militant du parti socialiste, rocardien, a opéré un virage à 180 degrés à partir de la fin des années 1990. D’abord sans doute en relation avec des intérêts commerciaux puisqu’il avait fondé une société privée de conseil en sécurité (AB Associates) qui a beaucoup profité du lancement des Contrats Locaux de Sécurité après 1997. Ensuite sans doute pour ses ambitions universitaires. Car cet homme, qui publie des livres à tour de bras mais n’a jamais soutenu le moindre doctorat en sciences sociales ni réalisé la moindre recherche empirique, rêvait apparemment depuis longtemps du titre de « professeur de criminologie ». Il partage ce rêve avec son ami Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bongain), ancien cadre du parti d’extrême droite Ordre Nouveau (il fut membre de son bureau national et candidat sous cette étiquette aux élections municipales à Paris en 1971) reconverti dans l’analyse des « nouvelles menaces » reliant sécurité intérieure et terrorisme international. En duo, les deux hommes ont d’abord développé une importante stratégie éditoriale avec la complicité des Presses Universitaires de France, occupant le terrain par une avalanche de livres (notamment des « Que Sais-je ? »). C’était de fait un bel affichage que de signer des livres comme « criminologues » dans des collections universitaires. Mais une stratégie de communication ne donne pas un titre universitaire. Lorsque Xavier Raufer signait des interviews dans la presse et des tribunes dans Valeurs actuelles comme « professeur de criminologie à l’Université Paris 2 », il commettait en réalité une infraction au code pénal (Art. 433-17), celle d’usurpation de titre. L’intéressé l’a bien compris, qui finira par soutenir une thèse en 2007, mais en géographie. D’où l’intérêt d’une section de « criminologie » du CNU qui viendrait le qualifier pour concourir à l’obtention d’un poste titulaire dans l’enseignement supérieur. Mais la réputation de Raufer-Bongain n’est plus à faire et la chose sera difficile pour lui si la gauche revient au pouvoir. Alain Bauer le sait sans doute depuis longtemps et a choisi une voie plus directe.

Insécurité

Xavier Raufer : « Comment rétablir la sécurité ? »

Pour la première fois depuis longtemps, l’homicide régresse en Occident, des États-Unis à l’Europe de l’Ouest. Mais en France comme ailleurs, émerge un phénomène redoutable : la prise de contrôle des zones périurbaines par des bandes criminelles. Leur démantèlement est une priorité politique.

(….) Exagération ? Ce qui se passe aujourd’hui à la frontière américano-mexicaine devrait nous convaincre de prendre le phénomène au sérieux. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, à notre connaissance, l’“armée” purement criminelle des Zetas, mégagang encadré et dirigé par des déserteurs de l’armée et de la police mexicaine, a “libéré” un territoire au nord du Mexique, à la frontière même des États-Unis. Les Zetas y règnent seuls depuis la fin 2010 : tout militaire ou fonctionnaire mexicain y est assassiné, sitôt repéré. Une base criminelle géante, grande comme le Koweït, s’est implantée à quelque deux cents kilomètres de l’agglomération de San Antonio au Texas (2 millions d’habitants). Nous n’en sommes heureusement pas là en France. Mais n’est-ce pas la raison d’être des politiques que d’anticiper les évolutions à partir des ingrédients qui, chez nous, donnent déjà à réfléchir ? 

Valeurs Actuelles

Gare au clergé de l’idolâtrie financière

Par Xavier Raufer

“Les marchés par-ci… les marchés par-là…” : lisons, scrutons les médias – ou, devrait-on plutôt dire, suivons la grand-messe médiatique. “Les marchés” : la révérence prosternée de tant de journalistes, de droite ou de gauche d’ailleurs, tout pareil. Une foi d’autant plus brûlante que leur feuille de paye dépend quand même un peu de la ferveur des génuflexions, en un temps où, désormais, maints médias nationaux d’information appartiennent à des milliardaires. (…)

Minables maniaques de la conspiration ! Pauvres collectionneurs de complots ! Aujourd’hui, en matière de finance pousse-au-crime, les paranoïaques les plus échevelés sont quand même largement au-dessous de la vérité, telle qu’elle s’étale chaque jour dans la presse.

Lire l’article en entier…

Raufer, l’explosion de la délinquance – l’islamisation accélérée de l’Europe (Gouillon/Kosovo) (Radio Courtoisie)

Radio Courtoisie Gérard Marin 26/10/2011

Criminalité Xavier Raufer suivi de René Marchand Islamologue

Islamisation Arnaud Gouillon Solidarité Kosovo

Crise financière, Laurent Arthur Du Plessis présente son livre :

« De la crise à la guerre, la faillite des élites »

(Merci à Payezvotrecotisation )

Ces quartiers que la police juge « très difficiles »

29 départements : Nord, Ile-de-France, Alsace, Rhône-Alpes, Haute-Garonne.

Les derniers chiffres remontent à plus de douze ans. En 1999, les renseignements généraux (aujourd’hui intégrés à la Direction centrale du renseignement intérieur – DCRI) établissaient un « hit-parade » des 167 quartiers les plus difficiles de France, en fonction des incidents plus ou moins graves qui y étaient répertoriés.

Depuis, la méthode de comptage a été abandonnée et ce classement très peu politiquement correct (et qui avait ses défauts), a disparu.

Officiellement. Dommage, car il aurait permis de comparer l’évolution des cités sensibles dans le temps.

(…)
Il y a dix ans, ces départements « très difficiles » n’étaient « que » 26.

Toutefois, cette liste relève de situations bien différentes. Certaines métropoles n’y apparaissent pas, comme Bordeaux, Nantes ou Montpellier. Et comment aussi comparer une cité délaissée de l’Hérault et la Seine-Saint-Denis, qui est surreprésentée : le « 93 » compte en effet pas moins de 42 cités sensibles et passe chez les policiers pour l’affectation la plus difficile de France.

France soir

voir l’interview de Xavier Raufer, criminologue