Le porno sans frontières, argument pro-Union européenne

Joseph Daul, le président du Parti conservateur européen, a vanté mardi les avantages d’une Europe unie en expliquant que voir des films pornographiques était beaucoup plus compliqué du temps des frontières et des monnaies nationales.

Au détour d’une question sur la manière de convaincre les électeurs de voter aux élections européennes du 25 mai, M. Daul − qui a grandi en Alsace à quelques kilomètres de la frontière allemande − évoque ses souvenirs de jeunesse, à une époque où les Européens étaient encore soumis à des contrôles aux frontières et ne disposaient pas d’une monnaie unique. «Quand on leur explique des choses comme ça, aux jeunes, ils voient tout de suite à quoi sert l’Europe».

«Quand j’ai des groupes de jeunes visiteurs [au Parlement européen] qui me disent que l’Europe ne sert à rien, je leur parle de la protection de l’environnement, de la sécurité alimentaire», explique le député de 67 ans.

«Et puis je leur dis qu’à leur âge, à 18 ans, quand je voulais aller à Kehl», ville frontalière de Strasbourg, «pour voir les films pornos qui étaient interdits en France, il fallait parfois deux heures et demie pour passer la douane ! On arrivait au cinéma et le film était terminé !»

«Et puis, une fois sur deux, j’avais oublié le porte-monnaie avec les marks ! Quand on leur explique des choses comme ça, aux jeunes, ils voient tout de suite à quoi sert l’Europe», conclut M. Daul.

Le député français, qui préside depuis 2007 le principal groupe politique du Parlement européen, ne sera pas candidat à un nouveau mandat en mai. Il entend se consacrer pleinement à la présidence du Parti populaire européen (PPE), à laquelle il a été élu en novembre.

Libération

L’UMP cherche encore sa ligne pour les européennes

Cette semaine, l’UMP se tourne vers les européennes. Pour le scrutin qui aura lieu le 25 mai prochain le principal parti de l’opposition a de grandes ambitions et veut écraser le Parti socialiste. Mais, il manque encore quelque chose : une ligne politique claire sur la question de l’Union européenne. Et cette semaine, les réunions internes de l’UMP, comme le bureau politique statutaire mardi, seront dédiées à l’Europe.

Il est devenu essentiel pour le parti de Jean-François Copé d’accorder ses violons car les opposants à la ligne majoritaire se font entendre. L’orientation pro-européenne portée par Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Bruno Le Maire est contestée. Par Laurent Wauquiez par exemple. Dans Le Point sorti cette semaine, l’ancien ministre des Affaires européennes massacre la ligne de l’UMP.

A l’occasion de la sortie de son ouvrage Europe, il faut tout changer (éditions Odile Jacob), cet ancien pro-européen lance : « Ayons le courage de le dire, l’UE ne marche plus! ». Il veut que l’Union se concentre sur un noyau dur de six pays, pour établir un « fédéralisme avec l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et la France. » ET d’ajouter : « Lorsqu’on est européen, on fait semblant de croire que tout va bien. »

Henri Guaino a été plus loin en assurant même qu’il ne voterait pas UMP en Ile-de-France le 25 mai prochain. « Je ne voterai pas pour l’incarnation d’une ligne qui est à l’opposé de ce que je pense et de ce que je crois être l’intérêt de mon pays », a-t-il osé début avril sur Public Sénat. Bref, le vernis commence à craquer.

Dans le JDD dimanche, le pro-européen Xavier Bertrand reprend le même couplet : l’Europe « est la source des problèmes alors qu’elle devrait nous aider à les résoudre. » Il met en garde son camp : « Je suis pour une ligne très claire, très ferme mais européenne (…). Si l’UMP a une ligne politique claire, nous gagnerons cette élection. Cela passera également par une cohérence entre les huit têtes de liste, mais je ne ferai jamais d’autre choix que de voter pour ma famille politique. » Dimanche soir, sur RTL, François Baroin a reconnu que « sur l’Europe, il va y avoir des divergences entre nous (à l’UMP), c’est incontestable ». Invité de Soir 3 sur France 3 le même soir, le commissaire européen Michel Barnier devrait tenter de donner plus de force à la ligne pro-européenne.

A un mois et demi de l’élection, ça n’avance pas pour l’UMP. Jean-François Copé avait préparé un premier slogan pour le parti – « L’Europe, je l’aime tellement que j’en veux une autre » – mais la formule a fait chou blanc chez les autres leaders du parti. Un autre slogan doit être bientôt trouvé, avec une ligne donc. Il faut aller vite car l’UMP, malgré des scores historiques aux municipales, risque de voir le Front national (et sa ligne anti-Europe) prendre les devants le soir du scrutin. Selon un sondage Ifop pour Paris-Match, le parti de Marine Le Pen est en tête des intentions de votes (24%) et l’UMP est seconde, avec 22,5%.

Le JDD

Nadine Morano accuse les Le Pen de se servir du Parlement européen comme d’ »une PME » où l’on vient « chercher de l’argent ».

L’ex-ministre sous l’ère Sarkozy accuse la famille Le Pen de « faire de l’argent » avec l’UE plutôt que de la politique.

Nadine Morano, chef de file UMP aux élections européennes, a accusé dimanche Marine et Jean-Marie Le Pen, eurodéputés FN, de se servir du Parlement européen comme d’ »une PME » où l’on vient « chercher de l’argent ». Sur RCJ, l’ex-ministre du gouvernement Fillon a affirmé ne pas croire « au succès du FN aux européennes ».

« Ils viennent y chercher de l’argent »

Le président d’honneur du Front national « Jean-Marie Le Pen est là depuis quasi trente ans. Qu’a-t-il apporté à l’Union Européenne ? Rien. Qu’apporte Marine Le Pen à part ses absences ? Rien », a tranché Nadine Morano. « Les Le Pen se servent du Parlement européen comme d’une affaire familiale, c’est une PME pour eux. Ils viennent y chercher de l’argent mais ils ne viennent pas y travailler », a poursuivi la responsable UMP.

Tête de liste aux européennes dans la circonscription Est, elle a promis qu’elle serait « un parlementaire assidu, comme je l’ai été au parlement français ».

Midi Libre

L’élu d’Orléans délégué à la lutte contre l’immigration clandestine est juge en charge des étrangers à Lyon

Le conseiller municipal fraîchement élu à Orléans, en charge de la fameuse et surprenante délégation de « lutte contre l’immigration clandestine » est par ailleurs magistrat au tribunal administratif de Lyon. Lequel tribunal a pour principale activité de juger les étrangers qui contestent leur expulsion. Le président du tribunal a saisi le « collège de déontologie » qui siège auprès du Conseil d’Etat.

Réélu au premier tour des élections municipales, le maire UMP d’Orléans, Serge Grouard, a rapidement commencé à appliquer son programme. Dès le 30 mars, soir du second tour, il a annoncé la nomination d’un conseiller municipal en charge de « la lutte contre l’immigration clandestine ».

Cette annonce n’est pas passée inaperçue. L’opposition de gauche comme les militants des droits de l’Homme dénoncent une « idéologie qui n’est même pas celle du FN ». L’info est devenue un feuilleton de la presse locale et a été reprise par les radios nationales, à commencer par RMC :

(…) Rue89Lyon

Le maire UMP d’Aix mis en examen pour prise illégale d’intérêts

Maryse Joissains, maire (UMP) d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), récemment réélue, a été mise en examen mardi soir pour prise illégale d’intérêts dans le cadre d’une affaire d’emplois présumés de complaisance, a-t-elle annoncé à l’issue de sa garde à vue.

Hebergeur d'imageConvoquée à 15 heures au TGI d’Aix-en-Provence, elle est ressortie peu avant minuit du bureau du juge d’instruction Marc Rivet, entourée de ses trois avocats, Gaëtan di Marino, Mireille de Portalon et Alain Roustan. « On a gagné à moitié, il y avait une imputation sur quatre fonctionnaires, et il demeure une imputation sur deux fonctionnaires », a commenté Maryse Joissains. « C’est un soulagement, et je suis persuadée que les nouveaux éléments que nous allons apporter entraîneront un non-lieu global », a-t-elle déclaré. [...]

Le Point

Eric Ciotti (UMP) dénonce l’affichage sauvage (en France) pour l’élection présidentielle algérienne

Le 17 avril, les Algériens sont amenés à voter pour leur élection présidentielle. Une élection qui compte six candidats, dont le sortant Abdelaziz Bouteflika.

Beaucoup de parisiens ont été surpris de voir à Barbès, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, ces grandes affiches électorales alors que, comme le souligne Eric Ciotti sur Twitter, « la publicité et l’affichage sont très réglementés pour les élections françaises ». Des tracts sont également distribués dans le quartier où la communauté algérienne est très importante.

Cette campagne se déroule également en France où l’importante communauté algérienne prendra part au vote. Ce qui a le don d’énerver le député UMP Eric Ciotti.

L’élu des Alpes Maritimes estime que la campagne, notamment d’affichage, algérienne se fait de manière trop sauvage, loin de la réglementation, stricte, en la matière.

Et d’ajouter que ces affiches électorales n’ont, selon lui, pas leur place à Paris :

Le Lab/Europe 1 : madamelenvie.fr (Merci à antibarbare )

Frédéric Lefebvre (UMP) pourrait voter la confiance à Manuel Valls

L’ancien secrétaire d’État sarkozyste Frédéric Lefebvre (UMP) n’exclut pas, lundi, d’accorder sa confiance au nouveau Premier ministre Manuel Valls mardi, disant «attendre (son) discours» de politique générale avant de prendre sa décision. Le député UMP serait un des seuls de sa famille politique à prendre cette décision.

«Je connais Manuel Valls depuis 21 ans. Nous avons eu l’occasion de travailler de près, ensemble, en confiance sur des réformes (…). L’ayant vu, comme l’ensemble des Français, agir comme ministre de l’Intérieur, j’ai pris sa défense à plusieurs reprises», écrit le député des Français de l’étranger.

«J’ai moins apprécié certaines prises de position, certaines décisions. Donnons-lui néanmoins crédit de sa constance dans une ligne politique plus courageuse que celle de la majorité à laquelle il appartient. Attendre le discours de politique générale du Premier ministre et n’écarter aucune éventualité», poursuit celui qui était secrétaire d’État au Commerce dans le gouvernement de François Fillon, de 2010 à 2012. […]

Le Point

Laurent Wauquiez (UMP) veut supprimer les «repas différenciés» dans les cantines scolaires (rediff)

19/08/13

Laurent Wauquiez veut en finir avec les repas sans viande de porc dans les cantines scolaires. Halal, casher, ou simplement végétariens, le député-maire du Puy-en-Velay l’a affirmé ce dimanche 18 août : il ne souhaite plus que les municipalités adaptent les menus des cantines aux obligations religieuses.

Le responsable UMP l’a affirmé alors qu’il a levé le voile sur des éléments du programme de la Droite sociale en vue des municipales, lors de l’ascension du Mézenc, rendez-vous désormais traditionnel pour le député UMP. Et parmi les idées lancées par l’ex-filloniste, devenu indépendant, un «pacte de laïcité» dans lequel il souhaite supprimer les repas différenciés dans les cantines scolaires.

L’idée ? Les candidats qui souhaitent souscrire à son programme s’engagent, «pour lutter contre les communautarismes», à supprimer les repas différenciés dans les cantines des écoles et à «interdire tout signe religieux ostentatoire dans les établissements publics». Une manière de pointer implicitement les repas sans porc, voulus par certaines familles de confession juive ou musulmane. […]

Ce débat sur les repas compatibles avec les différentes religions avait déjà été agité par la droite en 2011. Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé estimaient alors qu’il ne fallait pas de repas halal dans les cantines scolaires. Pendant sa campagne présidentielle, François Hollande avait assuré que «sous (s)a présidence, rien ne sera toléré en terme de présence de viande halal dans les cantines de nos écoles».

lelab.europe1 (Merci à Joyeux luron)

Villeneuve-Saint-Georges : Gaudin (DVD), allié du FN, interdit de parole et traité de «facho»

Ils étaient environ 300 habitants de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), massés vendredi soir dans le gymnase Jules-Ferry pour assister au conseil municipal d’installation des élus. Au second tour dimanche dernier, la maire sortante Sylvie Altman (PC) est arrivée en tête avec 30 voix d’avance sur la liste d’alliance de Philippe Gaudin (DVD) et Dominique Joly (FN).

Dans la salle acquise à la cause de Sylvie Altman, applaudissements, cris de joie et youyous retentissent.

Philippe Gaudin demande à prendre la parole pour «s’expliquer». La demande est refusée. «Puisque c’est ça, on s’en va, c’est un bel exemple de démocratie», lance-t-il en se levant, sous les huées. «Facho !», crient des habitants. «Viens le répéter publiquement ! On en parlera devant la justice», se défend Philippe Gaudin. «Pourquoi vous êtes là ?», l’invectivent des Villeneuvois. «Pour montrer qu’on est là !», rétorque une colistière du candidat. «Je m’en vais, car je demande la parole et on me la refuse, c’est la démocratie revue par les staliniens !», s’insurge Philippe Gaudin à la sortie.

Le vote reprend. La maire sortante est élue par ses colistiers. Elle remporte 30 voix de conseillers sur 39. Les 9 sièges de l’opposition sont désormais vides. Sylvie Altman prend la parole : «A la manière de Grand Corps Malade, j’ai couché les mots sur le papier. Nous avons assisté à un séisme politique avec une fusion hors-norme de la compromission et de la honte. Il ne faut pas banaliser cette alliance, acceptée uniquement par Marine Le Pen. Pour autant, les électeurs ne nous ont pas donné un blanc seing. Ils veulent que l’on réponde à leurs préoccupations : emploi, pouvoir d’achat, logement, éducation et tranquillité publique».

«Le départ de Philippe Gaudin est une insulte, s’il était démocrate il serait resté jusqu’à la fin, juge Mohamed, installé à Villeneuve-Saint-Georges depuis 12 ans. Pour une ville cosmopolite, le résultat du premier tour m’a profondément inquiété». Même son de cloche pour Patricia. «Je n’ai pas mangé, ni dormi, tellement j’ai eu peur que le FN passe, confie cette partisane de la maire sortante. Sylvia Altman a fait beaucoup pour la ville, avant il n’y avait rien, elle a fait beaucoup pour la ville.»

Le Parisien

Municipales : la droite a-t-elle séduit les électeurs musulmans ?

Des villes populaires, où la droite avait ciblé les électeurs musulmans, sont tombées dans son escarcelle lors des municipales, relançant l’hypothèse d’un « vote musulman » en train d’échapper à la gauche.

A Marseille, le candidat socialiste malheureux, Patrick Menucci, a imputé une partie de sa défaite à la perte d’électeurs musulmans après une campagne dure sur le mariage homosexuel. [...]

Hebergeur d'imageObservant cette crispation, le patron de l’UMP Jean-François Copé avait appelé ses troupes à partir à la conquête des électeurs musulmans, qui avaient voté à 85% pour François Hollande au second tour de la présidentielle.

Plusieurs candidats de Seine-Saint-Denis l’ont pris au mot. A Aulnay-sous-Bois, le représentant de l’UMP a distribué le livre « Mehdi met du rouge à lèvres »; au Blanc-Mesnil, le candidat UMP a adressé un courrier aux électeurs mettant en garde contre « la théorie du genre »…

Selon M’hammed Henniche, secrétaire général de l’Union des associations musulmanes du département (UAM93), la campagne de « séduction » s’est aussi traduite par des marques de « respect », destinés à faire oublier les polémiques sur le halal, la burqa ou les prières de rue qui avaient marquées la présidence de Nicolas Sarkozy.

« Il y a eu plein de petits signes destinés à dire +Sarko c’est fini, oubliez les folies islamophobes de sa fin de règne+ », dit-il, en citant la présence de femmes voilées sur les listes d’Aulnay-sous-Bois et d’Argenteuil (Val d’Oise) ou des visites dans des lieux de culte comme à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). [...]

Philippe Velilla, auteur de « la République ou les tribus », y voit la preuve de l’émergence d’un « vote musulman ». « En déplaçant au niveau national 20% de ce vote qui représente 5% des suffrages exprimés à son avantage, la droite gagnerait un point, les élections se jouent parfois à cela », dit-il. [...]

Vincent Tiberj, chercheur à Sciences Po, conteste l’idée même d’un vote lié à l’islam. Les musulmans sont souvent issus du Maghreb, d’Afrique ou de Turquie, souligne-t-il : « ce n’est pas leur religion mais leur origine, leur visibilité qui crée le vote à gauche ». [...]

Le Point

François Fillon : « il ne faut pas brandir en permanence l’épouvantail de la République en danger » (vidéo)

Le Parisien – 28/02/14

François Fillon l’assure : « J’ai toujours combattu le FN, je me suis toujours battu pour qu’il n’y ait jamais d’alliance entre mon parti et le FN .» «Mais il ne faut pas raconter n’importe quoi, il ne faut pas brandir en permanence l’épouvantail de la République en danger», ajoute-t-il. «Si demain il y avait à la Présidentielle ou aux législatives un danger de voir le FN prendre le pouvoir, bien sûr alors que la question du front républicain se poserait, mais pas quand il y a trois ou quatre communes qui sont en cause».