Suisse : l’UDC veut interdire le voile à l’école

Le parti suisse UDC (droite populiste) veut interdire le port du voile islamique dans les écoles du canton du Valais, a annoncé aujourd’hui le député UDC Jean-Luc Addor, président local. [...]

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Pour Jean-Luc Addor, il y a un danger d’une « islamisation plus ou moins rampante de l’Europe, de la Suisse, et aussi du Valais ».  Il s’agit selon lui d’une question « de défense de notre civilisation et de notre identité chrétienne. [...]

Le Figaro

Suisse : droite et extrême droite s’allient pour que les « étrangers criminels » fassent leurs valises

En dépit du droit international, les députés de droite et d’extrême droite ont voté ensemble le renvoi des « étrangers criminels ».

Le procès-verbal de la session de printemps du Conseil national (l’Assemblée nationale suisse) ne parle plus des « délinquants étrangers », mais carrément des « étrangers criminels ». Le ton est donné : par 104 voix contre 71, les députés suisses ont choisi de mettre en application l’initiative de l’Union démocratique du centre (UDC) réclamant l’expulsion systématique des étrangers auteurs de meurtre, de brigandage, de trafic d’êtres humains, mais aussi d’abus en matière d’aide sociale et d’assurances sociales.

En novembre 2010, les Suisses votent à 52,9 % pour l’expulsion des délinquants étrangers. Une initiative uniquement défendue par l’extrême droite. Depuis, le Conseil fédéral et les autres partis politiques, de droite comme de gauche, freinaient des quatre fers pour l’application de ce vote. En effet, l’expulsion automatique des délinquants étrangers est inconciliable avec le droit international. La Suisse risque de se faire durement taper sur les doigts par la Cour européenne des droits de l’homme.

Devant les blocages, l’UDC menace alors de lancer une autre initiative dite de « mise en oeuvre » de cette expulsion des délinquants étrangers. Une initiative que le parti populiste est pratiquement certain de gagner.

Pour éviter une nouvelle votation, la droite suisse (Parti libéral radical et démocrates-chrétiens) vient donc de rendre les armes et de s’aligner sur les positions de l’extrême droite en ce qui concerne le renvoi des délinquants étrangers. Alors que cette même droite combattait jusqu’ici l’initiative de l’UDC au nom du droit international. (…)

Le Point

Suisse : l’UDC veut abolir l’article contre le racisme

Le code pénal suisse dispose depuis 1994 d’un article punissant le racisme. Pour le parti agrarien, il viole la liberté d’expression.

 

 

 

Ces derniers mois, des noms connus du monde du spectacle et de la politique en Suisse alémanique ont été accusés d’avoir tenu des propos qui ne respectaient pas l’article 261 du
Code pénal suisse. C’est par exemple le cas du comique Massimo Rochi et du maire de Berne Alexandre Tschäppät. En Suisse romande, c’est le comédien Thierry Meury, qui s’est fait épingler. Leur humour a été jugé déplacé, voir carrément raciste.

Pour l’UDC, cette disposition légale, acceptée par le peuple en 1994, doit être supprimée. Elle a déposé une motion en ce sens. «L’article 261 n’est pas un succès», déclare le conseiller national zurichois Gregor Rutz. «Il conduit à des procédures absurdes et parfois abusives. Ainsi qu’à des coûts inutiles et à une surcharge de travail pour la justice. Car souvent, à la fin, il n’y a pas de condamnation».

Autre argument: la norme anti-raciste est «en conflit avec les principes fondamentaux de notre système juridique libéral, c’est à dire avec la liberté d’expression», explique son collègue de parti et de canton, Alfred Heer. Pour le politicien, l’article 261, élaboré pour éviter les dérives négationnistes ou faire taire les agitateurs racistes est détourné de sa fonction première pour «régler des comptes en politique». (…)

Liberticide mais nécessaire

Daniel Jositsch, conseiller national socialiste et professeur de droit pénal, admet que l’article 261 est un frein à la liberté d’expression. (…) Pour le zurichois, l’article a fait ses preuves: «Il est vrai que certaines personnes portent plainte un peu vite, mais les tribunaux se montrent en général prudents en ce qui concerne son application.»

La Commission fédérale contre le racisme (CFR) se trouve aussi dans la ligne de mire de l’UDC . «La Suisse n’a pas besoin d’un organe étatique qui décide quelles opinions sont opportunes ou pas», s’insurge Gregor Rutz. «Dans une société démocratique, c’est au citoyen de se faire ses idées et de se positionner par rapport à ce qui se dit.»

Des déclarations qui font bondir la présidente de la CFR, la conseillère nationale Martine Brunschwig Graf (PLR/GE): «Notre commission n’est pas une police de l’opinion! Le rôle de la CFR est avant tout de faire de la prévention et de l’information.» (…)

20 minutes CH

Canal + rend visite à Oskar Freysinger (màj : la réponse d’Oskar Freysinger)

02/03/2014

Sur son blog, Oskar Freysinger commente ainsi :

Canal+ en Valais,
Non à la malhonnêteté intellectuelle !!
Vous voulez savoir comment ça fonctionne ? Regardez la vidéo !

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Le Supplément – Canal + – 23/02/14

Je suis très pessimiste pour la France - Oskar Freysinger

(Merci à Réachaudsphère)

La phrase du jour : Pascal Sciarini, politologue suisse

Extrait d’un article intitulé : « L’UDC a-t-elle encore sa place au Conseil fédéral ? [assemblée nationale suisse]

« La réussite de l’UDC affole la statistique : alors que seule une initiative [referendum] sur dix trouve généralement grâce devant le peuple, cinq des neuf initiatives de l’UDC  ont été acceptées. (…)
Il faut bien sûr accepter le verdict des urnes. Mais cela ne nous dispense pas de nous interroger sur la responsabilité de ceux qui recourent à la démocratie directe pour retourner le peuple contre le gouvernement auquel ils  [les membres de l'UDC] appartiennent. »

[l'UDC fait partie du gouvernement NDLR]

Lire l’article sur Le Temps

La Suisse dit non à l’immigration de masse ( #CHvote en direct). Edito du Monde (MàJ)

Addendum 10 02 2014 : Extrait de l’éditorial du Monde : «Suisse : les deux leçons d’une votation inquiétante».

Ce vote traduit aussi une réalité à laquelle n’échappe aucun pays occidental : à tort ou à raison, une bonne partie de l’opinion est gagnée par la perception d’une immigration incontrôlée qui met à mal les populations les plus fragiles de nos sociétés. Il ne faut pas laisser la réflexion sur ce sujet aux seuls démagogues des partis protestataires.

Le Monde


09/02/14

Pascal Sciarini, professeur à l’Université de Genève : «Un vote identitaire, contre l’immigration, pas contre l’Europe»

«La problématique de l’immigration se retrouve dans d’autres pays européens. C’est rendu visible en Suisse par le recours à la démocratie directe. Si on procédait au même vote dans d’autres pays, on risquerait d’avoir le même résultat. Jusque-là, notre démocratie directe est restée à l’abri des dérives populistes, mais ça commence à déraper. » Le Monde


 


[19h00]  «Contre le Conseil fédéral, contre le Président de la Confédération, contre la majorité de la classe politique suisse, contre l’immense majorité des médias, contre la propagande du PLR et du patronat, le peuple suisse a parlé. 

Cette votation restera dans les annales. Elle redéfinit nos critères en matière d’immigration. Elle inverse, au sein de la droite suisse, le rapport de forces entre les adeptes du libre-échange absolu et ceux d’un contrôle des flux. Au sein de la gauche, elle redéfinit les forces entre les bobos et les réalistes.» (…) Les Observateurs.ch

[18h55] Le résultat de ce référendum signifie la fin de l’accord de libre-circulation des personnes signé avec l’UE. Car cette « immigration de masse » est notamment constituée de ressortissants de l’UE.

Dans un communiqué, la Commission européenne a « regretté » le vote des Suisses pour introduire des quotas d’immigration. La Commission « examinera les implications de cette initiative sur l’ensemble des relations entre l’UE et la Suisse ». Huff Post

[18h52] Communiqué de l’UDC : « Malgré une campagne de dénigrement qui a coûté plus de 10 millions de francs à ses auteurs, les citoyennes et citoyens ont accepté le principe d’un contrôle indépendant de l’immigration. Les menaces et tentatives de pression de l’UE n’a pas impressionné non plus le souverain suisse. Il appartient maintenant au Conseil fédéral d’appliquer la volonté populaire. Cela signifie, d’une part, que le l’accord de libre circulation des personnes avec l’UE doit être renégocié et que la priorité des travailleurs résidents doit être imposée sur le marché du travail. D’autre part, il s’agit de former rapidement un groupe de travail chargé de faire des propositions pour limiter et gérer l’immigration.» Les Observateurs.ch

 

 

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Suisse : plainte contre des élus UDC pour une affiche sur l’immigration

Matthias Bertschinger, membre des Verts suisses, a décidé de porter plainte contre 14 politiciens UDC.

En cause: l’affiche du comité en vue des votations. «Bientôt 1 million de musulmans? Par conséquent: stop à l’immigration de masse», peut-on y lire. Le texte est illustré par une courbe en hausse exponentielle et une silhouette en burqa.

Pour Matthias Bertschinger, «cette affiche dépasse non seulement les limites du bon goût, mais constitue aussi une discrimination raciale».

«On suggère dans cette affiche que les musulmans sont un danger pour la Suisse. Ceux-ci sont donc stigmatisés et blessés dans leur dignité», a-t-il estimé.

«Cette attaque ouvertement raciste sous couvert de s’attaquer à un problème réel, est intolérable. »

Le Matin