Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »

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Mali : l’armée française pour repousser les groupes islamistes … et défendre les intérêts de Total ?

S’exprimant de manière officielle, à l’Élysée, le président de la République française, François Hollande a confirmé vendredi l’engagement des forces armées françaises au Mali. Dans une déclaration, le chef de l’État a par ailleurs affirmé vendredi que l’opération de lutte contre des « terroristes » durerait « le temps nécessaire » , sans plus de précision.

But affiché : repousser les combattants islamistes qui contrôlent le nord du Mali, assurer la sécurité de la population malienne et celle des 6.000 ressortissants français présents dans le pays.

Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué vendredi que cette opération avait notamment pris la forme d’une « intervention aérienne » , sans confirmer la présence de forces africaines. Le ministre avait auparavant précisé que la France avait été saisie « d’une demande d’appui aérien et militaire » par le Mali.

L’Élysée a précisé que la décision du président Hollande avait été prise vendredi « matin en accord avec le président malien Dioncounda Traoré ». Ajoutant que le Parlement serait « saisi dès lundi  » de sa décision d’intervention. La France intervient « en liaison avec les Nations unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale » , a par ailleurs tenu à préciser François Hollande.

Un responsable de l’armée malienne a par ailleurs indiqué que des troupes nigérianes étaient également engagées. Le Sénégal - pays voisin – n’a « pas de troupes combattantes » au Mali, a pour sa part démenti vendredi soir un responsable de l’armée sénégalaise. Le président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a indiqué quant à lui dans un communiqué avoir autorisé vendredi l’envoi immédiat de troupes au Mali.

Mais au final, l’intervention de la France pourrait être également due à d’importants enjeux économiques et financiers, encore une fois sur fond de forte odeur de pétrole et de gaz. Pure coïncidence ou remake d’un scénario proche de celui prévalant en Afghanistan ? … Voire mise à exécution d’une stratégie du chaos menée par les lobbies pétroliers et militaires américains en échange de soutiens financiers de campagnes électorales US pour éviter une avancée trop importante de majors pétrolières étrangères concurrentes ? Allez savoir ….

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TOTAL finance les bourses d’étudiants étrangers

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et Christophe de Margerie, PDG de Total, ont signé une convention-cadre officialisant un partenariat au profit des étudiants étrangers poursuivant leur formation académique en France. Par cette convention, Total s’engage à participer au financement du programme de bourses « Quai d’Orsay – Entreprises ». Ce programme Total-MAE est ouvert aux étudiants, cadres ou fonctionnaires étrangers qui souhaitent poursuivre leur formation dans l’enseignement supérieur en France et issus, dans un premier temps, d’Irak, Angola, Nigeria et Ouganda.

Les étudiants ou professionnels sélectionnés recevront une bourse de 1 000 à 1 400 euros par mois, financée par Total, ainsi que la prise en charge de leurs frais de déplacements. Ils bénéficieront chacun d’un tuteur salarié du groupe, et seront ensuite accueillis au sein de Total pour y effectuer un stage.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères attribuera une bourse de couverture sociale, le statut de boursier du gouvernement français, des cours de français avant leur départ dans le réseau des Alliances françaises de leur pays d’origine, et facilitera, le cas échéant, leurs démarches de demande de visa.

Capital

(Merci à Vlamdoror et mescouyenski)

Total : Le Qatar possède désormais 3% de l’entreprise

Le fonds souverain Qatar Holding détient 3% du capital de Total, a déclaré le PDG du groupe français samedi dans un entretien au quotidien qatari Al-Sharq.

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Le Qatar et la France, une histoire qui roule. Après, entre autres, le rachat du club de football PSG, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Monceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 à travers sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports, le pays du Golfe prend des parts dans une nouvelle entreprise phare de l’Hexagone. En l’occurence, le groupe pétrolier Total, l’un des fleurons de l’industrie du pays. C’est en tout cas ce qu’a affirmé ce samedi le PDG du groupe, Christophe de Margerie. Ainsi, le fonds souverain Qatar Holding détient désormais 3% du capital de Total. « L’acquisition par le Qatar de 3% des parts dans notre compagnie constitue clairement un progrès positif », a certifié Christophe de Margerie.

 « Cela témoigne de la forte relation établie depuis 75 ans » entre Total et le pays du Golfe, a-t-il déclaré, ajoutant, selon ses propos publiés en arabe par le journal qatari Al-Sharq : « Nous nous félicitons d’un investisseur qui a prouvé qu’il est un partenaire de long terme ».
Le patron de l’entreprise française n’a pas indiqué quand avait eu lieu cette entrée du Qatar dans son capital, ni le montant de cet investissement.
Déjà à la mi-mars, le quotidien économique français Les Echos avait rapporté que cet émirat du Golfe, champion du gaz naturel liquéfié, avait pris depuis l’été 2% du capital de Total, devenant ainsi, derrière les sociétés du milliardaire belge Albert Frère et les salariés, l’un des grands actionnaires de la plus grosse société française. (…)

Qatar : et maintenant Total

Le Qatar poursuit ses investissements en France. Après le sport, les hôtels, les droits télévisés de football et l’industrie, cet émirat du Moyen-Orient a en effet mis des billes dans Total.

Le Qatar est devenu le troisième actionnaire de Total en achetant au cours de l’été 2011 2% du capital du groupe pétrolier Total, première société française par la valorisation boursière, dont il figure désormais parmi les principaux actionnaires, affirme le quotidien économique Les Echos de mercredi. « Au cours actuel, cette participation vaut « plus de deux milliards d’euros« , ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources. (…)

(…) Cet investissement est une nouvelle preuve de l’intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France,

après son rachat de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Montceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports.

Dans l’industrie, il possède déjà 5,6% du constructeur Vinci, 5% du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement et 7,5% du constructeur aéronautique EADS (Airbus).

Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1% du capital.

TF1 news

Total : plus de 12 milliards d’euros de bénéfices et 1,2 milliard d’impôts

Le groupe pétrolier Total a réalisé un bénéfice net de plus de 12 milliards d’euros l’an dernier, grâce aux cours élevés du pétrole qui ont compensé un léger recul de sa production et des difficultés persistantes dans le raffinage, lui permettant de signer son meilleur exercice depuis 2008

Le chiffre d’affaires a quant à lui progressé de 16% à 184,7 milliards d’euros. Cette envolée des résultats est liée aux cours très élevés du pétrole brut l’an dernier, le prix moyen du baril de Brent ayant grimpé de 40%, à 111,3 milliards de dollars. Cela a compensé un recul de 1% de la production d’hydrocarbures à 2,346 millions de barils équivalent pétrole par jour (Mbep/j), liée notamment au conflit en Libye.

(…) Le groupe va payer environ 1,2 milliard d’euros d’impôts cette année en France, dont 300 millions au titre de l’impôt sur les sociétés, a déclaré vendredi son PDG Christophe de Margerie. L’an dernier, le groupe n’avait pas payé d’impôts sur les sociétés car ses activités françaises étaient déficitaires. En raison d’un redressement des résultats de celles-ci, «cette année, nous paierons les deux», a expliqué M. de Margerie, en référence à l’impôt sur les bénéfices des sociétés et aux autres impôts et taxes classiques que le groupe paie chaque année en tant que société française. (…)

Le Parisien

Gaz de schiste : Total souhaite poursuivre son exploration en France

L’exploitation aurait lieu sans recours à la technique de fragmentation hydraulique, aujourd’hui interdite. Le groupe pétrolier Total a indiqué lundi qu’il souhaitait continuer à rechercher du gaz de schiste dans le sud-est de la France, dans le cadre d’un permis exclusif obtenu en 2010, mais sans avoir recours à la technique de la fracturation hydraulique, désormais interdite.

Total a déposé auprès de l’administration française, un rapport « motivé par la volonté du groupe de préserver les droits à l’exploration d’un domaine minier, droits qui lui ont été attribués en mars 2010 pour une durée de 5 ans ». Il y présente un « programme de travail », qui « ne prévoit pas de recours à la technique de la fracturation hydraulique », assure le groupe dans un communiqué.

A ce stade, Total ne précise pas quel type de technique il pourrait utiliser si jamais les recherches de cet hydrocarbure non conventionnel étaient concluantes.

Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Energie a indiqué que « le gouvernement se prononcera sur le devenir des permis exclusifs de recherche d’ici le 13 octobre, après instruction par l’administration ». Les rapports remis par les industriels devraient alors être rendus publics.

Sud Ouest

Les 13 raffineries françaises en grève

Dans un communiqué diffusé vendredi, la Fédération nationale des industries chimiques CGT (FNIC CGT) et la coordination des syndicats CGT du groupe Total ont indiqué que « l’ensemble des 13 raffineries françaises étaient en grève avec arrêt total des expéditions de carburant vers les stations-service et dépôts ». (On compte douze raffineries en France métropolitaine, et une en Martinique, à Fort-de-France.)

« Les procédures d’arrêt total de l’ensemble des installations sont en cours », précise le communiqué. les syndicalistes demandent « le retrait » de la réforme des retraites, et « l’ouverture d’une grande négociation nationale sur l’avenir de nos retraites ».

JDD

Mehdi Rachid, élu CGT Total à la raffinerie de La Mède :

Dunkerque : le désarroi des ouvriers de Total

A Dunkerque, les ouvriers en grève de la raffinerie Total, plongés dans la plus grande incertitude quant à leur avenir, ne savent plus pour qui voter. Les délocalisations et la «casse industrielle» sont leurs principales préoccupations.

Au soleil sur le piquet de grève, devant sa raffinerie menacée, à Dunkerque, Hervé ira voter, «comme toujours». Sans illusion : «Qu’est-ce qu’ils peuvent faire, les politiques à la Région? Ils n’ont pas d’emprise sur les multinationales. Le gouvernement a déjà du mal». (…)

En haut de leur palmarès, «ceux qu’on a vu plus que d’autres» : le maire socialiste de la ville voisine de Grande-Synthe, et la liste «Front de Gauche» aux régionales. Pour les autres? «Certains, ce sont des barons qui se déplacent, grince Benjamin Tange, délégué CGT. Il suffit de voir comment ils sont fringués». (…) Benjamin Tange : «C’est pas Sarkozy qui gouverne. C’est le Medef. Ils veulent délocaliser, ils délocalisent». En quelques mois, le chômage est passé à 12,5%.

«On ne sait même plus pour qui voter ni à qui faire confiance», dit Rémi, 28 ans. «Total fait d’énormes bénéfices, puis décide d’arrêter sa raffinerie la plus récente. On pouvait prendre les devants. Fabriquer du gasoil à partir d’algues marines par exemple». Il voudrait «des lois pour empêcher les entreprises bénéficiaires de délocaliser». Benjamin Tange pense qu’il faut voter pour «sanctionner le gouvernement et faire cesser la casse industrielle».

Philippe, dit «Astérix» à cause de la moustache, ça lui rappelle la fermeture des chantiers navals de Dunkerque en 88, «avant les élections aussi». Il est devenu intérimaire «à Saint-Nazaire, en Italie, pas souvent chez moi. Les enfants, je les ai pas vus grandir». Il rêve d’un «petit mai 68», hésite «entre le Front de Gauche et le Front National». Les autres regardent leurs chaussures. Le délégué : «Le FN, ils sont contre les grèves». A Saint-Pol sur mer, juste à côté, le FN a connu une poussée à près de 40% en 2002. (…) Jean-Luc déclare :«j’irai voter, mais pas comme avant»

Dans cette usine de pointe, où la plupart des ouvriers ont le bac ou un BTS, Hervé se demande ce que feront ses enfants, si l’industrie continue à fermer boutique. «Ils ne seront pas tous médecins». Et puis «avec la suppression de l’histoire géo, pour avoir une conscience politique, il va falloir qu’on leur donne des cours d’histoire».

Source : Libération

Le nombre des plans sociaux a plus que doublé l’an dernier

Le ministère du Travail a recensé plus de 2.200 plans sociaux l’année dernière, soit plus du double par rapport à 2008. Désormais, les salariés concernés se mobilisent parfois davantage pour obtenir des indemnités plus importantes que pour sauvegarder l’emploi.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise, mais 2009 risque bien de rester dans les mémoires et les statistiques comme une année particulièrement noire sur le plan social.

Selon les recensements du ministère du Travail, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) a plus que doublé l’an passé, à 2.242 cas, contre 1.061 en 2008 et 957 en 2007. Un record depuis au moins dix ans, date de la publication de la série longue par le ministère.

Derrière ces chiffres se retrouvent aussi bien les plans sociaux médiatiques (Continental, Molex, Valeo, Heuliez, Trèves, Philips, Total, etc.) que les faillites et fermetures de sites, plus discrètes, de nombreuses PME.

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Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice. Le président du groupe Danone lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour. Les dirigeants de la BNP semblaient pressés eux aussi. Michel Pébereau, président de la banque, lève 79.000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62.000, cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80% de ses 47.300 stock-options, quatre jours après les avoir touchées.

Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10.500 titres qu’il venait d’acquérir. Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80% des actions achetées quelques jours plus tôt. Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90% de leurs options. Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40.000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

Tout cela dans un ensemble inquiétant, durant la deuxième quinzaine de décembre. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

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Fiscalité des entreprises : plus on est gros, moins on paie…

Un nouveau rapport du Conseil des prélèvements obligatoires constate que ce sont les plus grandes entreprises qui paient le moins d’impôts. Les raisons en sont faciles à voir : les multinationales maîtrisent parfaitement le recours aux paradis fiscaux et aux multiples « niches fiscales ». Elles ont aussi des filiales à l’étranger et peuvent, via les prix de ventes internes à l’entreprise, s’arranger pour déclarer leurs bénéfices là où les impôts sont les plus faibles.

Il est impossible de savoir dans quelle mesure telle ou telle entreprise utilise tel ou tel paradis fiscal pour échapper à l’impôt dû sur tel ou tel territoire. Il n’existe pas en effet pour l’instant d’obligation pour elles de déclarer dans leurs comptes annuels les montants de chiffres d’affaires réalisés et d’impôts payés dans chacun des pays où elles opèrent.

Seules quatre entreprises du CAC 40 ont payé un impôt sur les sociétés qui corresponde au taux officiel en France. Toutes les autres ont trouvé le moyen de réduire sensiblement l’addition. (…) La palme revient sans conteste à la société immobilière Unibail-Rodamco, qui a réussi l’exploit de ne consacrer que 1 % de ses bénéfices cumulés sur 2006-2008 à l’impôt…

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